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mardi 5 avril 2016

Marathon de Paris 2016

Comment réussir à résumer ce que je viens de vivre là ?! Bon commençons par le commencement ... 

Jour 1, vendredi 1er avril, 05h55, Loulou et moi embarquons dans le TGV en destination de Paris. Nous arrivons un peu avant 09h00, déposons nos bagages à notre appartement loué par Airbnb (une première que je recommande au passage), et nous repartons, quasiment dans la foulée, chercher mon dossard au Salon du Running. 

Les formalités faites, nous décidons de déjeuner à Big Fernand, un concept que j'ai connu suite à un reportage TV et qui m'a tapé dans l'oeil (oui bon d'accord, c'est pas recommandé quelques jours avant un marathon, mais j'aime les burgers, que voulez-vous ^^). Les visites s'enchainent, Trocadéro, Tour Eiffel, Champs Élysées, Palais de l’Élysée, Opéra de Paris, Galerie Lafayette et son toit panoramique et la fatigue commence à se faire sentir, nous décidons de rentrer.


Jour 2, c'est repartit pour jouer les touristes, direction Montmartre et son Sacré-cœur, un quartier que j'affectionne énormément, s'ensuit une pause déjeuner. Nous tenons à passer devant le Bataclan, de joli poèmes sont affichés, une pensée pour les proches des victimes et tous les blessés. Cathédrale Notre Dame de Paris, Musée du Louvre, Place Vendôme et nous terminons par le Stade de France. Demain, c'est le grand jour ... ça y est, je réalise !

Jour J, nous nous levons à 07h00, bon Loulou traîne un peu au lit pendant que je commence à m'habiller. Je lui prépare son café et me chauffe de l'eau pour des pâtes (oui ce matin, j'ai décidé que ça serait spaghettis au gruyère et figurez vous que ça passe comme du petit lait :)).

On décolle à 08h00 et après une petite demi-heure de métro, nous arrivons sur l'Avenue des Champs Élysées afin d'assister au départ du SAS Élite. 10h15, c'est à mon tour, le départ est donné, seulement une envie de pipi m'empêche de me lancer. Tant pis, ma puce sera active une fois la ligne de départ franchit, alors autant prendre mon temps.

10h30, décollage (et pour de vrai) ! Me voilà en train de parcourir une des plus belles avenues du monde. Le soleil est présent, l'ambiance est juste magique, bref j'ai des étoiles plein les yeux.

Je passe le 5ième kilomètre en 33'16", prend un morceau de banane au vol et une petite bouteille d'eau.

10ième kilomètre, 1h06'52", j'ai quelques minutes d'avance sur mon temps, on arrive au Château de Vincennes. Au 15ième kilomètre, 1h40'29" ... Je passe le 20ième en 2h14'41", je suis contente de moi, et en profite pour écrire un texto à Loulou. Le souffle est parfait, les jambes sont en pleine forme, bref je profite en espérant que cela dure le plus longtemps possible.

Aux alentours du 24ième kilomètre, j'aperçois Loulou et Émilie (une copine venue encourager son petit-ami) installé sur un quai de Seine. Quelques mètres après, ma cousine et son petit-ami sont également présents, elle m'annonce que ma sœur est juste devant moi. Ils m'accompagnent sur une centaine de mètres, et me laisse continuer avec elle. On discute quelques minutes, demande si tout va bien, et passons le 25ième kilomètre ensemble en 2h52'14". J'ai un petit peu réduit mon allure mais je cours, c'est l'essentiel. On se sépare ensuite, je pars devant ...

Et c'est là que le marathon commence. Mes jambes sont lourdes, j'ai mal derrière la cuisse droite et est forcée d'alterner marche/course. Je peine à me relancer, et je suis en train de comprendre que le fameux mur a souhaité pointer le bout de son nez plus rapidement que prévu. Je passe le 30ième kilomètre en 3h32'05".

Je me force à courir d'un trait ces 5 prochains kilomètres, chose qu'étonnement j'arrive à faire. Je ne lève pas la tête, me concentre sur mon souffle et fixe la ligne verte qui est dessiné le long du parcours.  Je passe donc le 35ième en 4h11'52". Et maintiens mon chrono.

J'aimerais pouvoir faire la même chose pour les prochains kilomètres à parcourir, malheureusement je recommence à alterner marche/course. Je m'énerve contre moi même, me parle à voix haute en me disant que je peux le faire, que je ne suis pas blessée, que mon souffle est bon, mais rien n'y fait. Une fringale survient au même moment. J'ai envie de chips, de sandwich, de tout aliment salé qui puisse se trouver sur mon chemin mais seuls des bananes, oranges et morceaux de sucres sont proposés. Je n'ai guère le choix de faire avec ce qu'il y a .

Je passe le 40ième en 4h57'47", je n'avance plus. Je suis à un peu plus de deux kilomètres de la fin et je n'arrive même pas à me relancer, c'est très frustrant ! Au 41ième, je redémarre et m'interdis de marcher, je suis si prêt du but ...

Ma cousine, son copain sont de nouveau présents, ainsi que Loulou, ça me redonne de l'énergie et c'est à ce moment là que j'aperçois la ligne d'arrivée. Ne me demandez pas comment je fais mais j'arrive à sprinter sur la fin, doublant encore quelques personnes ...


Oui, ça y est, je suis marathonienne en 5h18'40" ! La pression redescend et une joie immense me submerge, je pleure. Je ne pourrais pas vous l'écrire, ni vous l'expliquer mais je suis heureuse, voilà c'est le mot, heureuse ...

Je tiens à remercier toutes les personnes qui étaient là pour nous soutenir aux abords des routes, celles qui étaient là à nous tendre leur main quand on passait devant eux. Je remercie aussi mes amis, familles, collègues, bloggers, qui ont suivit de près ou de loin mon aventure. Et sans oublier les bénévoles qui à chaque course sont là pour nous satisfaire au mieux, un grand merci à tout le monde !

16 commentaires:

  1. Un grand bravo à toi. On savait que tu pouvais le faire :-)

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    1. Merci Alain, place à quelques jours de repos et c'est repartit ;)

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  2. Leclerc Patrick5 avril 2016 à 19:15

    Encore un grand bravo à toi championne...!!! ;)

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  3. Bravo Elodie, super bravo (1 champion de chaque coté de la passerelle)vous êtes trop fort.

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    1. Eheh, c'est qu'on est sacrément sportif à la mairie.

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  4. Très belle article. Je suis fière de toi.

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  5. Une belle performance Elodie, finir un marathon, c'est beau, et cela n'a pas de prix; tu as de nombreuses années devant toi, et tu pourras renouveler cette expérience, pourquoi pas dans d'autres pays. Encore un grand bravo pour cette expérience, il fallait la faire...

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    1. Merci Roby. Oui qui sait, peut-être New-York un jour ;)

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  6. Bravo !Etre marathonien(ne) c'est 1000 fois plus prestigieux que d'avoir la légion d'honneur.. j'ai fait le même temps que toi à mon premier marathon ( Athènes) ; maintenant tu peux dire fièrement : je suis marathonienne ! ;-)

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    1. Oh oui, il faut le vivre pour le comprendre !

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  7. Bravoooooooo :)

    Un concentré d'émotions ce marathon, tu peux être fière !

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    1. Merci Aurore, je te souhaite d'avoir d'aussi beaux souvenirs lors de ton premier marathon le mois prochain. Moi non plus je ne suis pas une grande fan de bitume mais ça vaut le coup d'être vécu.

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    2. bravo je reve de courir mon premier marathon rien que pour vivre ce genre d'expérience. Mais vu comme j'ai galéré sur mon premier semi cette année ce sera pour dans 2 ans histoire que je m'entraine un peu plus

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    3. Je suivrai ça de près alors :)

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