Translate

vendredi 23 octobre 2015

Trail des Lumières 2015

Direction Villers-lès-Nancy pour la 11ième édition du Trail des Lumières, mon premier trail nocturne. Jérémy et moi sommes inscrits sur le 20, Kevin (un bon ami à mon frère) sur le 32, qui décolle d'ailleurs une demi heure avant nous.


Hors mis le froid glaciale, nous sommes confiants ! Le dénivelé n'a rien d'impressionnant et c'est un parcours roulant. On se sépare dès le début et je décide de prendre une personne pour lièvre mais malheureusement, un fois ça sera trop rapide, une autre fois trop lent pour finalement s'envoler et me laisser derrière ^^

Le début de course laisse à désirer, je n'ai pas encore passé le cinquième kilomètre que mes mollets tirent déjà. Cependant je prend sur moi et me dit que ça va bien finir par passer ... Et niveau chrono, jusque là, tout vas bien.

Je passe le 10ième kilomètre en 1h14min47s, cool, j'ai 13 secondes d'avance sur mon temps. C'est le moment d'allumer ma frontale, la nuit a déjà commencé à tomber et on y voit plus grand chose. Ça glisse d'ailleurs, énormément ! Une boue qui colle aux semelles des chaussures, surtout Élodie ne tombe pas !!!

Il reste une moitié à faire mais je ne suis pas dedans. J'ai toujours mal aux mollets, mon morale n'est pas au beau fixe, je n'y arrive pas, je m'énerve mais il est hors de question d'abandonner. J'alterne marche et course tout en me disant que moins je cours, plus ça prendra du temps ; alors si j'ai envie de voir la ligne d'arrivée un jour, faut que je me bouge.

Le kilomètre avant le ravito est interminable, une longue ligne droite où l'on aperçoit au loin quelques lumières. Je ne lâche rien et une fois arrivée, mange un morceau de banane et quelques barres de chocolat. Je repars assez rapidement pour ne pas perdre trop de temps.

Les prochains kilomètres se passent un petit peu mieux, enfin jusqu'au 16ième en fait. Je remarque deux nanas de Trail entre Elles, Fanny et Karine si je me souviens bien, on se fait un coucou. Leur rythme me permet pas de les suivre, c'est ici qu'on s'est vu, ici qu'on se quitte, lol. Des coureurs du 32 rejoignent le parcours.

J'en ai marre, mais à un point ! Je soupire, me parle à voix haute pour essayer de me trouver un brin de motivation mais rien n'y fais. C'est d'ailleurs, à ce moment là que je me rend compte ne prendre aucun plaisir depuis le début de course, vivement la fin !

Deux coureurs du 32 me doublent, et là je reconnais Kevin. J'aurai eu le temps de l'apercevoir quelques secondes car sa foulée n'est pas la mienne, bref.

19ième, allez Élodie, court bordel, plus qu'un kilomètre (ah la blague, il y a plus de 21km en fait). Je décide de ne plus rien lâcher et de ne plus marcher, surtout pas. Coup de bol, ça descend tout le long, ouf, j'ai enfin l'impression d'avancer ...

Je quitte les sous bois, entre dans un parc, en ressort et ça y est, j’entends du monde, reconnait l'endroit et me voilà arrivée ! Je comptais mettre 2h30 mais la deuxième partie du parcours ne m'a pas réussit. Je franchis la ligne au bout de 2h49min33s. Déçue mais je ne peux m'en prendre qu'à moi et mes mollets.

Mon frère est arrivé 12 minutes avant moi, ce qui me rassure en fait (t'en qu'il me met pas 20 minutes, je suis contente) :p Mais lui aussi a bien eu du mal. Quant à Kevin, bah ouais, lui c'est pas de notre famille et ça se voit, 48ième au SCRATCH et 1er de sa catégorie. Bravo à lui.

Remerciement à l'organisation car pour un trail nocturne, le balisage était impeccable !

Le lien : http://www.courirsurdeslegendes.fr/evenements/trail-des-lumieres/

mardi 6 octobre 2015

Octobre Rose 2015

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la gente féminine, 50 000 nouveaux cas apparaissent chaque année mais 1 femme sur 3 ne se dépiste pas. Octobre Rose a pour objectif d'inciter les femmes à participer au programme national de dépistage. 

Et en ce dimanche 4 octobre, à Nancy, c'est nous les acteurs de ce programme !

Une journée ensoleillée, entre filles, vêtues de rose, dans la joie et la bonne humeur ... et 7 000 participants : un record !

Retour sur cette journée ...

Tee shirt : OK - Dossard : OK - Copines : OK 
Allez on est prête pour notre sortie sportive dominicale !  


C'est pas comme si on arrivait à 3 minutes seulement du coup d'envoi ...

Une fois le départ donné, on ne peut que marcher, la foule est trop importante pour pouvoir se faire une place. Après quelques mètres, ça y est, on s'élance ! 

On essaie de ne pas se perdre de vue, on double, trouve notre rythme et on s'éclate. Il y a du monde présent sur chaque côté de rues, là pour nous encourager.

On court plutôt bien, en file indienne, Sophie ouvre le chemin pendant la moitié du parcours puis c'est à mon tour. J'essaie de me retourner régulièrement pour ne pas nous distancer. 

Malheureusement, je les perds pendant un petit kilomètre, je ralentis et les aperçois de nouveau. Demi-tour, je viens les motiver, et c'est déjà bientôt la fin.

Je me sépare en fin de parcours, essayer de gagner quelques secondes en faisant un "sprint". Je pense à mon frère qui me dit toujours d'allonger ma foulée, ce que je fais et telle une gazelle je franchis la ligne d'arrivée. 

Mes compères arriveront quelques secondes derrière moi, main dans la main. 


Après tout cet effort, place au réconfort !

Pas de classement, pas de chrono "officiel". Du coup, on fait nos propres statistiques et on se positionnent dans les 700 premiers (oui oui, nous on fait ce qu'on veut) !

Merci aux nanas pour cette excellente journée !
Et merci aux organisateurs pour cette belle initiative, l'année prochaine on sera encore là !

jeudi 17 septembre 2015

L'infernal 30 2015

Objectif de l'année : Me lancer sur un trail court : 34km - 1000m D+


Nous sommes le dimanche 13 septembre 2015, il est 7h15 quand mon réveil se met à retentir. Je me lève, petit déjeune mon gatosport, me prépare et direction de Saint-Nabord, le stade des Perrey. La course est à 9h30 mais comme à mon habitude, j'arrive facilement une heure avant le départ. J'ai récupéré mon dossard la veille donc j'évite déjà les bouchons du matin. Un combat vient de commencer, celui contre mon stress ! Mon fan-club commence à me rejoindre et vient l'heure du départ ...

J'entre dans le SAS qui est déjà bien rempli. Je cherche ma copine Françoise du Nord que je retrouve en début de peloton, lui fait un coucou et repart à ma place (un peu plus au fond, bah oui je suis pas une athlète professionnelle non plus ^^). 5 minutes avant le départ, lancement d'une musique qui annonce la fin du monde, et là je me dis "ça y est, te voilà au départ du 30km de l'Infernal, tu l'avais envisagé il y a deux ans, quand tu as commencé la course à pied", bref. J'enlève ma veste rapidement pour la donner à un membre de ma famille car il vient de cesser de pleuvoir quelques minutes avant le coup d'envoi.

9h30, c'est partit ! Je me concentre sur mon allure, en espérant ne pas partir trop vite. Je parcours deux kilomètres sur route avant d'entrer dans les bois, ça permet d'échauffer nos jambes. Premier arrêt, ça bouchonne, ça monte aussi. Je connais les 6 premiers kilomètres du parcours, ainsi que les 6 derniers, ce sont le tracé du 12km. 

J'arrive rapidement au troisième kilomètre, Soso, une amie, est présente. Il y a également des spectateurs qui sont là à nous encourager. Je n'en doutais pas étant bénévole depuis le vendredi soir, c'est une ambiance de folie ! Le quatrième kilomètre descend tout le long, j’accélère, et choppe un point de côté comme souvent en descente, je le garderai jusqu'au kilomètre 12.

6ième kilomètre, première grosse ascension : Montiroche ! Je commence à la connaître, c'est ici que je m'entraine régulièrement.  Je remarque aussi être à mon allure des petites courses que je fais habituellement, je décide, après ça, de ralentir afin de ne pas me fatiguer sur la première partie.

Les quatre kilomètres qui suivent sont roulants, j'avance à un rythme qui me correspond. J'arrive bientôt au premier ravitaillement, mais avant ça quelques dizaines de minutes de montées et une amie, Anne, est là pour m'encourager, que ça fait du bien ses applaudissements ... Une fois passée cette portion, place au ravito ! Je m'arrête cinq petites minutes mais cinq minutes quand même. Je prend le temps de parler avec ma famille, et mon chéri, qui pour la première fois est présent à un trail, que du bonheur.

J'utilise un gel liquide et je bois deux verres d'eau mais c'est pas le tout de papoter, faut y aller ! Je commence à sentir que mes mollets deviennent raides, quoi ? Déjà ? Il reste 20 kilomètres ma cocotte alors va falloir prendre sur toi !


14ième kilomètre, une deuxième grosse ascension. Une nana qui est à côté de moi me demande si je suis Élodie du groupe Facebook Trail entre Elles, je lui répond que oui et elle se présente. Elle s'appelle Alex et on devait courir ensemble le week-end dernier mais elle avait dû annuler. Quelle coïncidence ! On papote pendant quelques minutes, elle me double à certains endroits, je fais de même à d'autres moments.

De nouveau des portions roulantes sur les 5 prochains kilomètres, un peu de dénivelé par la suite mais ça reste correcte. On croise (avec mon binôme Alex) un concurrent du 160km, il ne va pas très bien. On lui propose à manger, l'aide à se relever et c'est repartit pour lui mais avec beaucoup de mal.

Me voilà au 22ième kilomètre, une troisième montée, courte mais très raide. J'aperçois Coco, une ancienne collègue qui est là à encourager les coureurs et je la remercie car j'ai pu l'apercevoir bon nombre de fois sur le parcours. Il reste deux kilomètres avant le deuxième ravitaillement. Je commence à voir Alex s'enfuir, elle est en pleine forme, et je commence à peiner. J'essaie de m'accrocher à elle en vain. J'alterne marche et course jusqu'au kilomètre 24.

Là, encore ma famille et mon chéri. Je prend le temps de me ravitailler, ils voient bien qu'à ce moment, je fatigue mais surtout j'ai faim ! Je prends des chips, plusieurs fois de suite. Un gel, de l'eau et go ! Une petite voix intérieure me dit "Allez Élodie, plus que dix kilomètres".

Je repars avant Alex du ravito, mais elle me rattrape rapidement. Elle va bien pendant quelques kilomètres puis commence à fatiguer, c'est à ce moment là qu'on décide de terminer la course ensemble. On arrive dans la dernière portion, celle que je connais. Il reste deux montées et ça descend tout le long ensuite.

On s'entraide, on se motive à deux, on double des concurrents, du 160, du 72, on les encouragent. Nous venons de passer la barre des 30 kilomètres, on se félicite mais il reste encore pas loin de 4 kilomètres avant de franchir la ligne d'arrivée (ce qui fout les boules c'est d'entendre le speaker de si loin --").

Le plus gros est derrière nous, place à la descente maintenant ! Je comptais rattraper quelques minutes sur ce dernier passage mais malheureusement les jambes souffrent. On décide de ne plus marcher, on court mais à une vitesse moins rapide qu'à mon habitude. Je motive Alex qui est derrière moi, elle suit.

Nous voilà sorti des bois, il reste quelques centaines de mètres, on commence à croiser des spectateurs ainsi que des visages familiers ; la famille, les amis, ... Mon frère est là, pour faire les derniers mètres ensemble. Il nous parle, nous motive mais surtout il ne veut pas que l'on marche ...


Après 5 heures 18 minutes et 16 secondes, nous voilà finisher du 30 kilomètre (33km900 pour être exact) de l'Infernal Trail des Vosges. Ce fût mon premier trail court, mon premier gros challenge et pour Alex aussi, ce qui rend notre arrivée encore plus belle. Je lui prend la main, on se fait photographier et nous voilà encerclés par nos proches.

Merci à mes amis d'avoir été présents, à ma famille, aux bénévoles, aux spectateurs pour vos encouragements. Un grand merci à mon chéri qui a voulu me faire plaisir en étant présent mais surtout merci à Alex, qui m'a bien aidé, être deux, c'est une force en plus. Ce fût dur, plus dur que ce que je pensais mais je suis fière d'y être parvenue.

Le lien : http://www.linfernaltrail.com/

mardi 25 août 2015

Mini-trail des Crêtes Vosgiennes 2015

Nous y sommes, la dernière course avant mon objectif annuel ... C'est passé vite, trop vite ! 

Dimanche 23 août, c'est accompagné de mon frère Jérémy que nous prenons le départ pour le mini Trail des Crêtes Vosgiennes (13km) situé dans le Massif vosgien. Je me suis bien informée sur la course et on m'a vivement conseillé de faire attention au terrain, très technique ; nombreux sont ceux qui y laissent leurs chevilles.

Nous nous rendons en bus au départ puisque le parcours ne fait pas une boucle mais commence d'un point A pour finir au point B. Une fois sur place, nous récupérons nos dossards, et allons de suite voir ou commence cette course et là surprise ... le départ se déroule le long de la station de ski du col de la Schlucht, en montée !

Le signal retentit, go ! Je fais mine de courir 10m et puis je marche, ça sert à rien de me fatiguer dès le départ, surtout avec cette côte. Mon frère et moi nous séparons une fois arrivés au sommet, chacun son rythme.

Au bout d'un kilomètre parcouru, ça descend, je m'aperçois aller plus vite que d'habitude, j'ai chaud mais je n'ai pas envie de ralentir, je continue ... On entre dans les bois et on en ressort peu de temps après pour atterrir face à une montée avec ses nombreux cailloux. Je marche, j'essaie de garder une allure soutenue et j'aperçois mon frère quelques mètres au dessus de moi.

Les prochains kilomètres jusqu'au ravitaillement, qui se trouve au kilomètre 6 (si je me souviens bien) se passent sans encombre, j'avance bien, je vais bien, tout va bien, rien à signaler jusqu'au moment où ... sur un passage assez roulant et descendant, j'ai voulu gagner un peu de temps, j'y suis allée à fond les ballons et bah non, ça ne l'a pas fait. Je suis tombée la jambe gauche tendue à l'avant et le genou droit au sol, égratigné. Une dame m'a demandé si ça allait, j'ai dis oui mais c'était bof bof. Ma jambe gauche s'est bien étiré et c'était pas agréable quant à mon genou droit, il est en sang. Bref tant pis, go go go !

Je retrouve mon frère au ravito qui s'est tordu la cheville sur un caillou mais souhaite continuer avec moi malgré que je vois bien qu'il a mal. Je l'embarque et continuons ensemble.

Les kilomètres que l'on parcourt ensemble sont de loin, les plus beaux. Un paysage sublime s'offre à nous, pas le choix, comme nombre de coureurs, je me dois de m'arrêter pour immortaliser le moment. Nous apercevons d'ailleurs un deuxième ravito, nous buvons un peu d'eau et nous repartons assez rapidement.

Je suis devant mon frère, il me suit, je pense avoir un bon rythme, je me sens en forme. Et là, énième drame, j'entends mon frère hurler derrière moi, je me retourne, il est à terre, se tenant la cheville. Il vient de mettre le pied dans une crevasse. Je l'aide à se relever, lui demande si ça va aller, il a l'envie de continuer donc c'est repartit.


Au bout de quelques mètres, nous n'avons plus le même rythme, je décide de terminer en le laissant derrière moi puisqu'il reste 2 kilomètres et c'est le moment où jamais, de passer devant au classement (ça s'appelle une opportunité, lol).

Je double pas mal de personnes sur ces derniers kilomètres, je pète la forme à ce moment là et puis ça descend, ça aide ^^ Dernière ligne droite, j'aperçois la ligne d'arrivée, une dernière montrée à gravir et on y est ! J'aurai battu mon temps au km :D

Je finis cette course en 1h54min12s, et 32 personnes me sépareront de mon frère qui finit en 1h57min57s. 

J'ai très rarement été déçue des courses auxquelles j'ai participé et celle ci est de loin la meilleure pour les personnes qui souhaitent découvrir les Vosges, vraiment !

jeudi 30 juillet 2015

Montée de Sérichamp 2015

Comme son nom l'indique, c'est un parcours qui grimpe et grimpe encore ; avec un dénivelé positif de 660m et 170m seulement de dénivelé négatif sur un peu moins de 15km.

Comme sur bon nombre de courses, mon frère et ma sœur y participent aussi. On arrive pas loin d'une heure et demi avant, on va récupérer nos dossards, et le cadeau, un joli buff (avec du rose en plus :)). On se pose, histoire de bien se réveiller car c'est pas toujours évident de se lever à 6h et de se coltiner une heure et demi de route pour ensuite courir deux heures de temps (c'est à ce moment là qu'on a plutôt intérêt d'en avoir envie, lol).

 
10h00, coup d'envoi ! J'ai du mal à me mettre dans ma bulle de suite à cause de mon frère qui me fait rire 200m après le départ. Une fois passé devant moi, je me retrouve seule. Les deux premiers kilomètres sont plats, j'essaie de tenir un bon rythme car je sais que les montées sont proches et que je risque de perdre pas mal de temps.

Au troisième kilomètre, première ascension. Je vois mon frère au loin qui ralentit jusqu'à ce que j'arrive à son niveau. Il me dit avoir les jambes lourdes suite au 90km de vélo qu'il a parcouru quelques jours avant. On décide de faire la course ensemble, une première !

4ième, 5ième, 6ième kilomètre, que du D+ plus ou moins conséquent. Et nous voilà au premier ravitaillement. J'essaie un gel liquide Energix d'Overstims afin de savoir si ça me convient pour mon 30km en septembre. Verdict, niquel, tout le monde n'aime pas à ce que j'ai cru entendre.

Au septième, ça monte encore mais c'est plus soft. Je m'impressionne tout de même, c'est la première fois que j'arrive à tenir en courant une montée d'un km (c'est bon de se sentir progresser). Je pense que le fait que mon frère soit à mes côtés m'aide beaucoup.

De la descente, yessss ! On récupère et ça fait du bien. Ça sera malheureusement une des rares de la course.

Au kilomètre neuf, nous nous retrouvons sur un petit sentier avec un sacré ravin à notre gauche. Je me prend sans cesse les pieds dans les racines et cailloux dépassant du sol jusqu'au moment ou vient la chute. Plus de peur que de mal, je me relève et en avant Guingamp !

Pensant avoir fait le plus dur, nous voilà face à face avec une montée affreuse vu d'en bas. Petit sentier, fort pourcentage de dénivelé, je laisse passer mon frère devant moi afin de suivre ses pas. Ça commence à être difficile. Fort heureusement, quelques minutes après nous retrouvons le deuxième ravitaillement. Les bénévoles nous informent que nous sommes bientôt arrivés, qu'il reste une légère descente et du plat ensuite.

En effet, une fois passé le ravito, ça descend un petit peu, et comme la première, ça fait un bien fou. On sort de la forêt pour arriver dans un champ, je retrouve ma sœur qui nous attends (abandon au kilomètre 11). Je comptais demander à mon frère de me laisser passer devant pour me vanter d'être devant lui au classement mais c'était sans compter sur son esprit compétiteur. Au moment de voir la ligne d'arrivée, il m'a laissé, là, et a finit 30" avant moi. 

2h06min56, voilà mon temps. Je voulais faire mieux mais j'ai donné le meilleur de moi-même. Ce fut une course très difficile, avec pas mal de passages techniques. Je la conseille pour les amoureux de courses de montagne.

Un merci aux bénévoles, et à la bière offerte en fin course qui nous a fait le plus grand bien.

Le lien : http://www.montee-de-serichamp.fr/