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mercredi 2 novembre 2016

Girotrail 2016

Certainement l'un des derniers articles de cette année puisque la saison s'achève et c'est à Giromagny que je décide d'accrocher mon ultime dossard (jusqu'à preuve du contraire ^^).

Je sais pas trop par où commencer pour vous raconter ce trail car je vous l'annonce de suite : j'ai subi ! Bon, je m'y attendais plus ou moins puisque je m'étais déjà aperçue, l'année dernière, qu'à partir de mi-septembre, l'envie n'était plus vraiment là ...

... enfin bon, ceci dit, me voilà un dimanche matin, accompagnée de ma sœur et mon frère, me préparer à parcourir 22km et plus de 1100m D+.

9h30, le départ est donné et comme pour la plupart des trails, on débute sur la route ; ce qui permet d'échauffer les jambes tranquillement et de trouver son rythme de croisière. Ça monte assez rapidement mais ça descend aussi, à mon plus grand étonnement (décidément, lire les profils du parcours, c'est pas vraiment mon truc ^^).

Après avoir parcouru quelques kilomètres, je me rend compte que même si, mon corps va bien, que le souffle est pas mauvais, je ne prend aucun plaisir à courir ! Les kilomètres ne défilent pas comme je le voudrais, le temps en fait de même bien entendu ... Bref à partir de là, j'essaie de m'accrocher à des choses qui me tiennent à cœur, en vain. 

En pleine ascension de la Planche des Belles Filles, le moral revient doucement. A voir le paysage, avec ces couleurs d'automne, faut dire que c'est beau quand même ! Allez, regain d'énergie, je grimpe et double quelques coureurs dans la montée (ok, j'en double deux, peut être trois, mdr). 

On m'annonce le ravitaillement, qui se situe à mi-parcours, tout proche. Tant mieux, j'ai la dalle moi avec ces conneries --" Mais juste avant ça, j'ai la chance d'apercevoir Fanny de Trail&Co, accompagnée de sa maman. Ah mais quelle chance ! Ça me redonne la patate moi tout ça (si vous doutiez de l'effet que donne un supporter à un coureur, en voilà un bel exemple). Elle m'accompagne quelques mètres, on échange quelques mots et je continue mon épopée vers le ravito.

Durant ces quelques centaines de mètres qui séparent Fanny du ravitaillement, j'ai le temps de me faire une belle glissade sur les fesses alors que j'entends encore la voix de Fanny me dire : "tu feras attention là bas, dans la descente, l'herbe est humide, ça glisse" Oui oui ^^

Un carré de chocolat, puis deux, puis trois, puis quatre, ... Je me promets à chaque morceau que c'est le dernier mais je me vois en reprendre la seconde d'après. J'en entends déjà me dire "aucune volonté la fille", oui je sais ... Bon c'est pas le tout mais il est l'heure de repartir.

Je reprend les sentiers avec une belle dose de motivation, et pour combler mon humeur du moment, le parcours se transforme en single sinueux mais roulant, tout ce que j'adore ! De nombreuses descentes s'invitent aussi, ça me permet de regagner quelques places.

On arrive assez rapidement au 17ième kilomètre. Ce qui signifie qu'une belle petite bosse m'attends et elle ne se fait pas attendre. J'ai pas pensé à regarder l'heure mais j'en ai passé du temps à la grimper celle-ci ^^ S'ensuit d'une belle descente qui est censée me mener à l'arrivée. Je dis bien censée car c'était sans compter sur l'apparition de crampes au mollet gauche et sur le dessous du tibia. J'assume, c'est de ma faute, une soirée bien arrosée le vendredi soir, un manque d'hydratation le lendemain et voilà le travail ...

Plusieurs personnes ralentissent, s'arrêtent pour me demander si je vais bien. Un coureur prend quelques minutes de son temps pour faire disparaitre la douloureuse et ça s'avère efficace puisque je repars en courant. Je retrouve le bitume et Fanny par la même occasion, qui s'est gentiment proposé de courir à mes côtés le dernier kilomètre.

3h53m57s pour enfin franchir la ligne d'arrivée, que c'était long ! Bilan de la course assez mitigée ... Mes sensations étaient mauvaises, mais le parcours était vraiment sympa et loin d'être de tout repos. Bravo en tout cas aux organisateurs avec un balisage et un ravitaillements au top, ainsi qu'aux bénévoles qui étaient d'une gentillesse extra. Merci à Fanny d'être venue me soutenir et j'espère bien que la prochaine fois les rôles seront inversés et que j'aurais l'occasion, moi aussi, de t'encourager ;)

Le lien : http://www.territoire-sport-nature.com/

mardi 13 septembre 2016

L'infernal 60 en relais 2016

Après avoir parcouru le 12km en 2014, le 30km en 2015, cette année, j'ai décidé de m'inscrire, avec ma sœur et mon frère sur le 60km (65 en réalité) en relais. J'ai repris la course le week-end précédent seulement donc c'est avec un peu d'appréhension que je m'y engage.

Le départ est donné à 10h00, le samedi 10 septembre, et c'est mon frère qui débute la course. Il doit parcourir un peu plus d'une vingtaine de kilomètre et environ 1000m de dénivelé positif. Je ne peux vous raconter son périple si ce n'est qu'au bout du 4ième kilomètre, il est prit de maux de ventre et de vomissement ... Je pense que la chaleur ne l'a pas épargné. 

Pendant ce temps là, je suis au point de relais avec ma sœur, et on commence à s'inquiéter en voyant les minutes passer. On essaye de le joindre, en vain jusqu'à ce qu'il décroche enfin ! Il nous dit avoir quitté la forêt et ne devrait pas tarder à arriver. En effet, quelques minutes plus tard, le voilà !!! Il ne court pas, et à le visage tout blanc, il doit vraiment être mal ...Il me passe le relai après 4h15min47s !

Go, c'est à moi, il me faut parcourir une vingtaine de kilomètres aussi et pas moins de dénivelé. Je suis en forme alors je n'hésite pas à, tout de suite, prendre un bon rythme. Je commence à rattraper des coureurs du 60 qui étaient devant mon frère (bon ok, ils ont 20km de plus dans les pattes que moi :p). Je fais la connaissance d'un coureur, le numéro 502 (si tu te reconnais ^^), il était mal quelques minutes avant à cause de la chaleur (qui je précise a frappé énormément de coureurs). Il décide de me suivre et fait un petit bout de chemin à mes côtés jusqu'au ravitaillement au kilomètre 30. J'apprendrai plus tard qu'il a bien finit sa course.

Je passe donc ce ravito au bout d'1h37m41s. Je pète la forme ! Je mange deux tranches de pain d'épices, prend deux verres d'eau et c'est repartit pour la deuxième partie qui s'annonce un peu plus compliquée avec des montées très raides.

Ma famille est là pour m'encourager, ça donne de la force pour la suite. On commence la première grimpette qui mène au Tumulus de Vecoux. Il y a une bonne partie sur route avant de rentrer de nouveau dans les bois. Je fais la connaissance de quatre personnes de Picardie, on se séparera peu après le point de vue.

Bordel, c'est beau ici !!! Le temps d'une photo, et ça repart. Après une énième grimpette, ça descend enfin. Pas de possibilité d'accélerer, c'est raide. La terre est sèche et ça glisse mais je pense qu'il vaut mieux ça que de la boue ^^ 

Une fois en bas, je fais la connaissance de Sébastien, un ultra-traileur qui parcourt le 200km. Que  dire sur cet homme ? Un homme humble et d'une simplicité ... Le genre de personne qui vous donne une leçon de vie à chaque phrase prononcée. J'aurai d'ailleurs l'occasion de le rencontrer à nouveau le lendemain de notre course et j'en apprendrai d'avantage ! Et ce mec est surhumain, un brin de folie (gros brin même, ahah). Il finira 13ième sur les 82 finishers de cet ultra de dingue !

Bref, revenons en à nos moutons, il me reste environ 5km à parcourir et je décide donc de suivre Sébastien. Je me rend vite compte qu'il maintient une allure soutenu pour un mec qui a déjà 150 bornes dans les jambes ... Il ne m'entend plus et en souriant me dit "on se fait violence ?" Oh purée, ça se voit tant que ça que je suis à bout de souffle ?! Malgré cela, on reste côte à côte quelques kilomètres, mais lors de la dernière ascension, il me laisse sur place. Un merci aux habitants qui nous ont arrosés avant la montée des Tronches. 

La dernière montée est raide, longue, je n'avance plus. Une petite douleur à un tibia commence à me gêner mais je ne suis pas loin du ravito alors faut y aller ! J'aperçois mon père, et là je sais que mon arrivée est proche, il court avec moi la dernière descente et je rattrape de peu Sébastien. Je finis la deuxième partie en 2h07m6s soit un total de 3h44m47s pour une vingtaine de kilomètre. C'est au tour de ma sœur ...

Là non plus, je ne pourrai vous en dire plus si ce n'est qu'elle n'avait pas 20 mais un peu plus de 25 kilomètres à son compteur. Elle finit en 5h5m51s et elle franchit à la ligne d'arrivée accompagnée de mon frère et moi, avec un total de 13h06m25s de course.

Je tiens à remercier tous les coureurs et coureuses ayant participé à l'Infernal Trail durant tout le week-end, qu'importe la distance. Féliciter Sophie, Lætitia, Noé, Valérie, Kevin, Olivier, Eddy, Christopher, mon papa et tout ceux que je ne cite pas mais que j'ai suivi, pour leur course. Hélène qui a fait de son arrivée l'une des plus belles. Remercier l'association des Dalons Galopants Mobilisés pour leur geste fabuleux et très émouvant afin d'apporter quelques étoiles dans les yeux d'enfants malades. Merci à mon frère et ma soeur pour le relais, j'ai pu remarquer être un peu trop oppressante m'enfin l'esprit d'équipe, c'est pas trop mon truc, lol. Et merci avant tout à l'Infernal pour tout ce qu'il m'apporte au quotidien !

On vous donne rendez vous l'année prochaine ?!


Le lien : http://www.linfernaltrail.com/

jeudi 1 septembre 2016

UT4M Vercors 2016

Vendredi 19 août 2016 se déroulait l'UT4M Vercors. Mon deuxième et dernier objectif de l'année, après le marathon de Paris. Un peu d'appréhension, pas vraiment de stress ; mais ça c'était avant ...

C'est en compagnie de ma sœur, mon frère et Kevin que nous nous rendons à Grenoble dès le jeudi. Une fois installés dans notre logement Airbnb, loué pour l'occasion, nous décidons d'aller récupérer nos dossards. On a d'ailleurs dû s'y prendre à deux fois puisque nous sommes arrivés sans notre matériel que l'on devait présenter ^^ Retour à l'appartement, repos, repas et dodo tôt avant le réveil le lendemain ...

4h30, on se lèveeee ! Très mal dormi, j'ai vu passer les heures --" Hier soir, les doutes d'avant-course ont prit possession de moi. Heureusement aujourd'hui ça va mieux et mentalement, je suis prête à tout donner (mode warrior enclenché). Préparation de mes pâtes avec une tranche de blanc de poulet, on s'habille et hop c'est partit, direction le départ. Avant d'entrer dans le SAS, nous devons, à nouveau, présenter le matériel et là pas de chance, je n'ai pas le pantalon ... Je réussis tout de même à y rentrer en montrant autre chose, oufff, c'était moins une. Me faire refuser l'entrée à quelques minutes du SAS, j'aurais été très mal ^^

Nous sommes nombreux dans le SAS puisqu'il y réunit les 160 Xtrem, 160 relais, les 40x4 en étapes et les 40 du Vercors. 7h00 le départ est donné, Kevin part devant, mon frère et ma sœur sont derrière moi. Les 4 premiers kilomètres traverse la ville de Grenoble afin de rejoindre la montagne. C'est plat et ça sera la dernière fois avant l'arrivée donc j'en profite pour maintenir un rythme soutenu. 

Ça y est, première montée de 8km700 pour 1020m D+ avant le premier ravitaillement. Toutes les personnes autour de moi stoppent leur course pour se mettre à marcher, j'en fais autant (enfin j'ai pas vraiment le choix surtout, mdr). Mes jambes vont bien, mon moral est au plus haut, je sais déjà que cette aventure promet d'être belle !

Quelques centaines de mètres avant le premier ravito, des escaliers qui n'en finissent pas. Nous sommes l'un derrière l'autre, ça avance lentement mais ça permet de reprendre son souffle correctement.


J'atteins Saint Nizier en 2h37min44s, je suis alors 117ième au classement scratch. Je remplis ma flasque, j'ai déjà bu plus d'un litre d'eau et j'en profite pour manger deux quartiers d'orange avec un morceau de quatre quart (oui enfin ça vous fait de belles jambes, n'est ce pas ? --").

Quelques minutes plus tard, je repars et j'attaque donc les 3km400 pour 660m D+ avant d'arriver au premier sommet. Là ça rigole plus, on pose un pied après l'autre et on essaie de faire du mieux qu'on peut. Je m'arrête une ou deux fois quelques secondes avant de repartir mais malgré la difficulté du parcours, j'ai une patate d'enfer !

Je fais la connaissance de Thierry, il est de Seine et Marne mais Grenoble, c'est chez lui ! Il revient chaque année pour se confronter à l'UT4M 160 Xtrem, un dingue. On arrive ensemble au sommet du Moucherotte, je suis toujours 117ième et ça fait 3h48min55s que je suis en train de "courir". J'ai mis plus d'une heure pour faire à peine 4km ^^


Je m'arrête quelques minutes, photos oblige. C'est magnifique et le dénivelé est vite oublié face à ce que je vois. On me montre le Mont-Blanc au loin et d'autres montagnes dont les noms ne me reviennent malheureusement plus. Il est déjà temps de repartir, place à un peu de descente ...

4km600 pour 490m D- et au bout le deuxième et dernier ravito solide, let's go ! C'est accompagné de Thierry que je repars. Ça fait du bien aux cuisses et mollets cette descente, pas trop raide et dans un chemin moins rocheux que ceux passés auparavant. Ça nous permet de discuter encore. J'apprécie sa présence, je ne vois pas le temps passé !

Quelques centaines de mètres avant le ravito, je décide de manger mon premier pain au lait. Cela fait alors 4h29min52s que ce trail a démarré et j'ai gagné une place, je me retrouve 116ième. Nous sommes à la moitié du parcours, je me ressers en eau mais pas besoin de remplir ma flasque ; j'ai beaucoup moins bu qu'au premier quart de course. Je rencontre Alex, un ultra-traileur suisse qui est venu m'encourager, merci à lui et merci aussi pour la photo souvenir ;) Au plaisir de se revoir !

Je ne trouve pas Thierry, je décide donc de repartir mais finalement c'est lui qui finit par me retrouver. Nous sommes en direction du deuxième sommet, 4km300 pour 550m D+. Ca pique sévère par ici mais le paysage est splendide. Des roches blanches un peu partout, et tout en haut, le pic Saint-Michel.

Je commence à avoir un début de crampe à mon mollet droit et Thierry m'offre bien gentiment un gel antioxydant. Je le prends et un petit quart d'heure après, plus rien !!! (je sais pas si c'est psychologique ou non, mais ce truc m'a bien aidé ; moi qui n'était pas vraiment pour)


Au fur et à mesure de la montée, mon binôme se disperse. Je décide de ne pas l'attendre et de faire ma course. Les coureurs commencent à se rapprocher, une petite file se forme le long de la montée. Je m'arrête une ou deux fois prendre quelques photos, enfin c'est plutôt une bonne excuse pour essayer de récupérer un peu :p Ça me fait remarquer que je suis une des seules à courir sans bâtons ^^


Nous y voilà, le pic Saint-Michel, bordel c'est encore plus beau que le premier sommet !!! Je décide de m'asseoir, profiter un peu de ce qu'il y a autour de moi. Un bénévole me demande si ça va, me montre ce qui m'attends ensuite dont la fameuse "petite bosse" (je vous en reparlerez de celle là ...) et est au petits soins pour tous les coureurs qui m'entourent.




C'est repartit, place à une descente de 6km200 pour 1590m D-. Au début tout va bien, le dénivelé est supportable mais ça devient raide et mes genoux m'empêche de pouvoir gagner du temps sur cette portion du parcours. Je tombe une fois, deux fois, trois fois, bref jusqu'à six fois. Plus de peur que de mal, j'atterris toujours sur les fesses ;) Je double, me fait doubler aussi ... Un bénévole nous informe d'un passage dangereux, j'en profite pour lui demander s'il reste encore beaucoup à parcourir avant d'arriver en bas et il me répond 600m. J'en ai déduis une fois avoir continué que c'était 600 de dénivelé --" Cette côte est longue, très longue et j'ai mal aux genoux, je regrette déjà les montées ... mais pas pour très longtemps.

Arrivée en bas, je suis au 30ième kilomètre. Je ne peux pas vous dire en quel temps j'y parviens, plus de relevage de puce jusqu'à la fin du parcours, dommage. J'ai faim et mange mon deuxième et dernier pain au lait, remplit ma flasque et repart. Il reste 10km, je vais bien et je m'imagine déjà finisher de cet UT4M.

Dernière ascension de 3km800 pour 430m D+. Je m'en réjouis tellement je n'en peux plus de la précédente descente mais je vais vite déchanter, c'est moi qui vous le dit !

On commence à grimper, nous sommes plusieurs et ça fait un bon moment que les visages me sont familiers. Au début tout va bien, mentalement c'est la dernière côte, je suis à moins de dix kilomètres de l'arrivée, où est le problème ? Le problème je vais vous le dire. Cette dernière "petite bosse" ne s'arrête jamais !!! A chaque virage, à chaque endroit plus lumineux qu'un autre, j'espère pouvoir apercevoir le sommet mais non, à chaque fois ça grimpe, regrimpe et reregrimpe. Je dois m'arrêter à plusieurs reprises, à bout de souffle. Ceux qui me doublent m'encouragent et j'essaie de penser à ceux qui ont encore deux bonnes journées et deux nuits sur cette course, en vain. Je flanche, ça y est, je pense trop, j'en ai marre ...

(vous pourrez remarquer le manque de photos de cette partie de course, l'émerveillement n'était plus)

... jusqu'au moment ou j'aperçois plusieurs des coureurs m'ayant doubler en train de récupérer, au SOMMET ! Le voilà celui là ! Un coureur plaisante en me disant "bah alors Elodie, t'as pas l'air en forme !", je ne sais même plus si je dois rire ou pleurer, pour vous dire l'état dans lequel je suis ...

Allez plus que 4km400 pour 490m D-, mon moral revient mais mes genoux pas entièrement. Je m'aide de deux coureurs qui sont devant moi pour tenir le rythme. Au début ils trottinent tranquillement puis l'un décide d'accélérer, l'autre suit ; moi ? Bah je continue à accrocher leurs talons comme je peux. C'est soutenu comme rythme, je finis par décrocher mais ne ralentis pas dans mon effort pour autant. En bas, il y a l'arrivée et cela fait quelques minutes que j'entends le speaker. Je regarde l'heure, bon pour 8h30 c'est foutu, 9h ça risque d'être juste, allez 9h15, il y a moyen.

Une fois sur le plat, les coureurs autour de moi marchent. J'essaie d'alterner marche/course mais c'est dur de relancer la machine. Surtout que le speaker là, bah on l'entends plus ! Au fur et à mesure qu'on avance, un bénévole m'annonce être à 500 mètres de l'arrivée. Je regarde l'heure et là, je retrouve un espoir en me disant que sous 9h c'est peut être bien faisable finalement. Quelques minutes avant je n'arrivais plus à rien, là je cours telle une gazelle (bien entendu, après 40 kilomètre, la gazelle que je suis n'a rien d'une véritable gazelle hein ?!). A chaque centaines de mètres, on me l'annonce, 400m, 300m, allez plus que 200m. Je vois l'arche, réussit encore à sprinter et voilà ...

... je suis FINISHER de l'UT4M Vercors en 8h58min04s et 97ième au classement général. Bon, comme à mon habitude je pleure et n'arrive plus à respirer (faudra m'expliquer d'ailleurs pourquoi mon souffle se coupe à chaque grande arrivée ^^). Je vois Kevin qui a finit 46ième et 3ième de sa catégorie en 7h35min20s. Mon frère finit en 10h37min36s et ma sœur en 12h00min01s donc oui la deuxième bonne nouvelle c'est que j'ai doublé mon frère, ahahahahah  !!!! Et la troisième c'est d'être finisher tous les quatre ! Que du bonheur tiens !

Je tiens à remercier l'organisation sans faille de cet événement à la hauteur de mes espérances, merci aux bénévoles pour leurs attentions et leur investissement. Mais surtout merci aux coureurs que j'ai pu rencontrer tout au long de mon périple et qui ont fait qu'en plus d'une aventure sportive, cela est devenu une superbe aventure humaine. Je ne pourrai pas vous citer par faute de connaître vos noms mais un grand merci !

Le lien : http://ut4m.fr

jeudi 28 juillet 2016

Montée de Sérichamp 2016

Dimanche dernier, j'accrochais mon dernier dossard avant l'ultime objectif de l'année : L'UT4M Vercors ...

Je me lève, me prépare, pars en direction de chez mon frère pour aller le chercher, malheureusement il a loupé le réveil, je ferai sans lui. Direction chez ma sœur maintenant, elle, elle est bien là mais une fois arrivée, elle s'apercevra avoir oublié son certificat. Mais quelle famille --"

Bref, passons. Le départ est donné à 10h00, et moi je suis bien présente ! Les deux premiers kilomètres se passe relativement bien (6'46"/km & 6'56). C'est quasiment plat, parfait pour faire chauffer mon moteur diesel.

Une fois entrée dans la forêt, je me rend vite compte avoir le serre-file à mes trousses, première fois que ça m'arrive mais j'essaie de me rassurer en me disant que nous sommes seulement 150 à participer à cette course (bah oui, on fait comme on peu hein ?!).

A partir de là, ça grimpe, il me rejoint accompagné de la dernière participante. On restera ensemble jusqu'au 7ième kilomètre, jusqu'à ce que j'aperçoive une descente. C'est le moment de les distancer ! J'accélère et au bout de quelques minutes, plus personne derrière moi ...

Ça repart en single, j'adore ! Je continue de maintenir un rythme soutenu, surtout que j'aperçois devant moi, un monsieur avec ses bâtons. Hors de question que je reste derrière (rassurez moi, je suis pas la seule à me lancer des défis pendant les courses, lol). Je diminue l'écart jusqu'à lui passer devant.

S'ensuit une montée en épingle, bien raide. Je me retourne régulièrement pour voir où en est le monsieur et je ne lâche rien, tout comme lui d'ailleurs. Mains sur les cuisses, je grimpe jusqu'à arriver au dessus. Je reprend vite mon souffle et me remet à courir. Il reste à peine trois kilomètres mais je n'ai guère le choix de marcher puisque ça remonte. J'entends ces bâtons derrière moi, que ça me stress !!!

On arrive à un dernier point d'eau, je bois un verre et le mec est revenu à ma hauteur. Coup de bol : descente ! Hop, c'est repartit, il reste à peine 2 kilomètres alors je décide de descendre le plus rapidement possible.

Une fois arrivée en dessous, j'aperçois la chaume de Sérichamp, là où devrait être la fin de course. Je m'accroche comme je peux puisque j'ai cru entendre à nouveau les bâtons du monsieur derrière moi. Au détour d'une butte, je vois l'arrivée, entend les encouragements, ouf, finit !

Le monsieur en question arrive à peine 40" après moi. Il me tape dans la main, je lui raconte ma petite stratégie perso, il sourit et me dit s'en être douté.

2h08m55s, une bonne minute de plus que l'année dernière, dommage mais les conditions météorologiques n'étaient les mêmes (oui je me cherche des excuses, et alors ?!)

Belle course, belle organisation, manquait la pression qui été offerte l'année précédente ;)

Le lien : http://monteedeserichamp.lihabaure.com/

mercredi 22 juin 2016

Trail de la Vallée des Lacs 2016

27km et 1350m de D+ qu'ils disaient ... ouais enfin on était plus proche des 30km et pas loin de 1400m D+.

C'est accompagnée de ma sœur que je me rend à Gérardmer en ce dimanche pluvieux, nuageux, bref un dimanche comme tous les autres jours de la semaine actuellement. Je récupère mon dossard, le cadeau et direction la voiture pour me préparer. Coup de chance, la pluie s'arrête de tomber.

Avant le départ, je tombe sur Alex et son copain, vous savez la nana du groupe TEE qui a franchit à la ligne d'arrivée de l'Infernal 30 à mes côtés ?! On discute quelques minutes et le départ est donné. Goo !

Ça commence par une petite partie sur route, le temps d'arriver à nos montagnes. J'essaie de maintenir un rythme soutenu car je sais que par la suite, ça bouchonnera sur quelques centaines de mètres. A peine le temps de vous en parler, qu'on y arrivent. Les 5/6 premiers kilomètres ne font que grimper et je croise Barbara, une personne rencontrée sur le Trail des Marcaires un mois plus tôt. Décidément, après plus d'une bonne année sur les sentiers, on commence à connaître du beau monde.
.
Bon revenons-en à la course, ah oui, cette montée de @jsfh**sefj. Je galère !!! Qu'ils font mal ces premiers kilomètres mais j'essaie de penser au Vercors qui m'attend cet été en me disant que ce n'est pas sur 5 kilomètres que ça grimpe mais sur 15 alors va falloir serrer les dents et faire chauffer les cuissots.

Arrivée au sommet, la course commence réellement maintenant, les jambes sont bien échauffées, c'est partit ! Ça descend bien, j'en profite pour doubler une petite dizaine de personnes ; ce qui intérieurement, fait du bien au moral.

Hors mis que le parcours est juste méga trop boueux, je m'éclate. On passe près du Lac de Lispach, sur des pontons et malgré la grisaille c'est juste sublime. Enfin je le savais déjà que j'habitais dans une merveilleuse région ;)

Ça monte, et ça descend avec des portions à plus de 15%. Je commence à batailler amicalement avec deux trois mecs qui me doublent toujours dans les montées et que je redoublent dans les descentes. On ne fera que ça d'ailleurs tout le long du parcours.

Arrivée au 15ième kilomètre, on m'indique le seul et unique ravitaillement et quel accueil ! Des supporters de folie, on aurait presque l'impression de passer la ligne d'arrivée. Les bénévoles n'en sont pas moins chaleureux. Je grignote des morceaux d'emmental, de saucisson secs et des chips, je rajoute à ça deux verres de coca et il est déjà l'heure de repartir.

Du 15 au 20ième, ça remonte fort ! Je croise le copain d'Alex qui est là pour la soutenir, elle est quelques minutes devant moi. Et là, je tombe nez à nez avec une côte à tomber par terre, de la boue comme jamais, bref, l'ascension est rude et longue. Mais ça fait quelques kilomètres que je suis accompagnée de Gwen, une parisienne de passage dans les Vosges. On discute bien, on parle de nos projets et ça me fait de la compagnie. 

23ième, on attaque une bonne descente. Je suis toujours avec Gwen, et on doublent pour la énième fois les grimpeurs ainsi que d'autres personnes qu'on avaient seulement aperçu de loin jusqu'à présent.

Viens ensuite les deux bosses dont un ami m'avait parlé, une première qui est assez raide mais la descente aussi, ce qui me permet de ne pas perdre trop de temps. Plus de parisienne à mes côtés, je me retourne et la vois au loin derrière. Tant pis, je continue. Viens la deuxième bosse et là, c'est dur ! Une montée avec des portions à plus de 15% (ouais comme toutes en fait --"), à trois kilomètres de l'arrivée, mais je ne me laisse pas doubler et essaie de continuer en maintenant l'allure, lente soit-elle.

Ça y est, nous sommes au dessus, plus qu'à dérouler jusqu'à la ligne d'arrivée puisque la fin du parcours est descendant. J'augmente le rythme, je m'impressionne même à encore pouvoir le faire. Puis, au détour d'une flaque d'eau (euh de boue), une crampe au mollet. Je hurle, et trois mecs s'arrêtent dont un qui m'étire comme il peut la jambe (oui j'étais pas vraiment coopérante, j'osais pas bouger, lol). J'essaie de courir, j'ai mal, rebelote avec mon soigneur et me voilà repartit pour de bon.

Je reprend mon rythme là ou je l'avais laissé et court vers l'arrivée. Nous sortons de la forêt et nous voilà sur une route bétonnée, descendante encore. J'ai l'occasion de doubler quelques personnes et je tombe sur ma sœur, elle court avec moi. Me dis qu'il me reste encore 500m, bordel je pensais que c'était plus près ! J'entends le speaker, la foule, je vois les barrières, bref ça y est ! Je passe l'arrivée en 5h07m44s, on m'offre un beau polo rose qui malheureusement n'est pas à ma taille et je retrouve Alex et son copain. Elle finit trois minutes avant moi, félicitation à elle.


Je ne suis pas peu fière de ma course, je comptais mettre 5h (oui ça fait la 4ième course que je vise ce chrono, lol) mais je m'en fous en fait. J'ai bien géré ma course, alimentation, hydratation, et mon corps a bien tenu le coup si ce n'est les mollets qui me font toujours des petits électrochocs à chaque fin de parcours. Merci à l'équipe du Trail de la Vallée des Lacs.

Le lien : http://trailvalleedeslacs.com

mercredi 25 mai 2016

Défi de Muhlbach 2016

Mais que vous dires sur ce périple de dingue !

Tout a commencé avec un réveil à 5h00 du matin, je déjeune, me prépare et direction Épinal pour aller chercher ma sœur. Mon frère n'est pas présent, blessé au talon, les mecs ça devient fragile maintenant :p On arrive à 8h00 à Muhlbach-sur-Munster, un village situé dans une vallée alsacienne. On aperçois au loin, le Hohneck, le point culminant de ce trail de 31km et plus de 1500m D+.

Quelques minutes avant le départ, le speaker décide de faire passer toutes les nanas devant. Le départ est donné à 9h05 dans une ambiance de folie, mais malheureusement le fait d'être partie devant me fait faire un départ un peu trop rapide.

Troisième kilomètre, je n'arrive pas à me mettre dans ma bulle, je souffre physiquement, moralement, je me demande qu'est ce que je fous là (ça vous arrive jamais vous ?!) et puis les kilomètres défilent, et la beauté du paysage me fait prendre conscience que ma place est bel et bien ici, et mes douleurs disparaissent par la même occasion.

Les dix premiers kilomètres ne font que grimper, j'avance lentement. J'en profite pour faire la connaissance d'une dame ayant couru plus de 9 heures le week-end dernier. On papote et cela jusqu'à l'ascension au sommet. On passe devant un lac, une cascade le surplombant, magique ! On commence à entendre du bruit, le ravito doit être proche. Hallelujah ! Il se situe au trois/quart de la montée. J'en profite pour boire, je mange un tuc et repart. Devant moi, ça grimpe à nouveau, pas autant que ce qu'on vient de parcourir mais beaucoup plus raide. Certains coureurs font des pauses, je ne préfère pas. Je m'arrêterai une fois en haut ...


Et ce que j’apercevais au loin tout à l'heure, m'y voilà enfin ! J'ai parcouru les 10 premiers kilomètres en deux heures. Je me réjouis d'en avoir finit avec cette partie mais un coureur me fait comprendre que si l'on a passé le plus gros du dénivelé, de sacrés bosses nous attendent par la suite ; ça promet donc ...

Je me trouve au dessus des crêtes et je peux enfin dérouler, ça c'est cool ! Nous sommes plusieurs à courir au même rythme, on se doublent, laisse passer, et ça pendant quelques minutes jusqu'à rejoindre la forêt et là je m'aperçois que si le dénivelé est moins important, les choses ne sont pas plus faciles. 

Des singles remplit de cailloux, impossible de courir correctement mais l'avantage c'est que je suis concentrée sur là où je met les pieds ; pas le temps d'être distraite par quoique ce soit. Le chemin devient de plus en plus impraticable. Il y a qu'à voir la photo à gauche ^^ J'en profite pour manger un pain viennois, jambon, emmental tant que le parcours le permet. Une fois engloutit, j'ai soif et là je me rend compte ne plus avoir d'eau dans ma poche à eau, l'horreurrrr !

Je dois être à un peu moins du 20ième kilomètre et j'aperçois des coureurs devant moi, je les doublent (pour le peu de fois où ça m'arrive, vous vous doutez bien qu'il faut que je le dise ^^), et entame une des premières descentes de la course. Elle mène jusqu'au deuxième ravitaillement qui est tout en bas, dans un petit village. C'est raide, je ressens quelques douleurs aux genoux mais une fois le rythme trouvé, les douleurs s'estompent. 

Arrivée au ravitaillement, je bois quatre à cinq verres de suite, si ce n'est pas plus. Bordel j'avais soif ! Un organisateur se propose de remplir ma poche le temps que je me ravitaille correctement. Trop cool, j'ai même un assistant. Alors oui ce n'est pas une course facile mais rien que pour l'organisation et les bénévoles, je reviendrai :)

Me voilà repartit pour le dernier tronçon. Je commence à peiner et ma montre affiche plus de 4h20 au chrono (d'accord j'ai pas de montre, qu'importe ...). J'arrive sur une portion assez roulante, ça fait un bien fou de pouvoir courir réellement mais cela ne va pas durer. Face à moi, une montée qui me démoralise complétement ; bon au point où j'en suis --" Je pense alors que c'est la dernière (que tu es naïve ma pauvre fille -_-). Mais quand faut y aller, faut y aller comme on dit !

Je loupe la balise rose et continue mon ascension 200m plus loin pour finalement faire demi tour et me remettre sur le droit chemin. Manque de lucidité, que voulez vous ?! S'ensuit d'une descente moins raide que la précédente et nous revoilà dans un petit village. Des enfants m'annoncent plus que 3km500 de course, je ne sais pas s'il faut les croire ou pas mais l'idée me plaît bien.

Je cours comme je peux maintenant, mon corps m'a littéralement lâché, merci à lui. Nous entrons pour une énième fois dans la forêt avec encore quelques montées (ça serait trop facile sinon) ; dont une courte mais bien raide. Les coureurs du 52km nous rejoignent sur cette fin de parcours, ça sent la fin et c'est le cas. J'attaque la dernière descente et commence à entendre le speaker, j'essaie d'accélerer comme je peux mais ça doit pas être fameux ^^ J'aperçois ma sœur, qui est présente (arrêtée au kilomètre 19) et file vers l'arrivée. 5h49m21s, c'est fait ! Que c'était dur !!! J'en ai même pleuré, c'est dire ...

Cette course est certainement le meilleur entraînement pour me rendre compte de ce qui m'attend au Vercors en août prochain. Je suis passée par beaucoup d'émotions durant ces heures, mais comme à chaque course, je n'ai rien lâché et c'est le principal.

Le lien : http://www.traildesmarcaires.com/

vendredi 6 mai 2016

Trail des 1000 Etangs 2016

Nous sommes le jeudi 5 mai, il est 6h30 et mon réveil se met à retentir après seulement 5 heures de sommeil. A ce moment là, on peste et se demande pourquoi on fait se genre de trucs. Courir c'est déjà pas simple, mais se lever pour courir, c'est une autre histoire, bref.

Sophie, une amie, me rejoint. Aujourd'hui je l'accompagne, du coup pas de stress d'avant course. On a une petite demi-heure de route avant de rejoindre notre destination. Il fait beau, chaud, un super temps de printemps, le pied ! 

Arrivées sur place, on retire nos dossards, ainsi que notre cadeau, un pain d'épices au miel fait maison (j'aime pas le pain d'épices ... ah et j'aime pas le miel non plus, ahah, tant pis pour moi). 

On a une bonne heure d'avance, ce qui nous laisse le temps de nous préparer tranquillement. On croise Kevin, l'ami de mon frère qui, comme à son habitude, vise un podium (qui l'aura d'ailleurs, 3ième de sa catégorie). 

Viens le moment de se faufiler dans le peloton de départ ...

Go, départ donné ! Ça commence de suite par une montée, que je décide de courir pendant quelques centaines de mètres. Il suffit de très peu de temps pour sentir une petite douleur en bas du mollet droit. Mais je ne suis pas inquiète, tel un diesel, les premiers kilomètres sont durs.

Au bout d'à peine 4 kilomètres, premier ravito. Je rencontre Thérèse, une amie Facebook mais malheureusement, pas le temps de papoter. Un verre d'eau, deux morceaux de chocolat et c'est repartit.

Je rattrape une bande composée d'une nana et de trois bonhommes. L'un me laisse passer, je me retrouve entre deux, cool, j'ai trouvé mes lièvres pour le reste de la course. Enfin, si j'arrive à m'accrocher à eux car leur rythme est un peu plus soutenu que le mien. On a la chance de croiser un chevreuil dans la forêt et c'est déjà le moment du 2ième ravito (trois au total sur la course, si c'est pas du luxe ça).

Je bois deux verres d'eau, un morceau de banane et du pain d'épices (oui je n'aime pas mais ça passe tellement bien lors de courses ^^). J'essaie de me dépêcher afin de ne pas me faire lâcher par mon nouveau groupe qui, n'ont pas d'autre choix que de me supporter, ahah.

Nous sommes à plus de la moitié de la course, et quelques montées viennent perturber mon allure. Parfois je marche, mais j'essaie vite de me relancer grâce aux personnes devant moi qui font de même.

10ième kilomètre, dernier ravito, un verre d'eau et je crois que c'est tout. Une bonne descente nous attends ensuite mais pas de quoi gagner du temps, trop raide avec de nombreux cailloux, le genre de côte qui finit en entorse.

Je commence à peiner à cette allure mais pas question de lâcher à 4 kilomètres de l'arrivée. Parfois je me fais distancer par mon groupe de lièvres, mais j'arrive toujours, au bout de quelques minutes à me retrouver derrière eux. On commence, d'ailleurs, à faire connaissance.

Dernier kilomètre, j'aperçois Kevin avec sa bière sur le bas côté, cool, ça sent la fin ! Un virage et je tombe nez à nez sur la ligne d'arrivée, que du bonheur ! 1h42m52s ! Je félicite de suite le groupe qui m'a aidé sans le vouloir à relever ce défi. Je passe prendre ma bière, mange quelques morceaux d'emmental et de saucisson, et j'ai à peine le temps de parler à un ami de Sophie que la voilà arrivée.

Je tiens à remercier l'organisation, un nombre de ravitaillement au top, ça évite d'embarquer le sac et un parcours sans trop de dénivelé important, mais tellement cool. Ah et puis, les dossards terminant par 3 avait droit à un cadeau et devinez qui c'est qui avait un de ces dossards ? C'est bibi ;)

Quelqu'un pour me nettoyer mes chaussures ?!

Le lien : http://trail1000etangs.free.fr/

mardi 5 avril 2016

Marathon de Paris 2016

Comment réussir à résumer ce que je viens de vivre là ?! Bon commençons par le commencement ... 

Jour 1, vendredi 1er avril, 05h55, Loulou et moi embarquons dans le TGV en destination de Paris. Nous arrivons un peu avant 09h00, déposons nos bagages à notre appartement loué par Airbnb (une première que je recommande au passage), et nous repartons, quasiment dans la foulée, chercher mon dossard au Salon du Running. 

Les formalités faites, nous décidons de déjeuner à Big Fernand, un concept que j'ai connu suite à un reportage TV et qui m'a tapé dans l'oeil (oui bon d'accord, c'est pas recommandé quelques jours avant un marathon, mais j'aime les burgers, que voulez-vous ^^). Les visites s'enchainent, Trocadéro, Tour Eiffel, Champs Élysées, Palais de l’Élysée, Opéra de Paris, Galerie Lafayette et son toit panoramique et la fatigue commence à se faire sentir, nous décidons de rentrer.


Jour 2, c'est repartit pour jouer les touristes, direction Montmartre et son Sacré-cœur, un quartier que j'affectionne énormément, s'ensuit une pause déjeuner. Nous tenons à passer devant le Bataclan, de joli poèmes sont affichés, une pensée pour les proches des victimes et tous les blessés. Cathédrale Notre Dame de Paris, Musée du Louvre, Place Vendôme et nous terminons par le Stade de France. Demain, c'est le grand jour ... ça y est, je réalise !

Jour J, nous nous levons à 07h00, bon Loulou traîne un peu au lit pendant que je commence à m'habiller. Je lui prépare son café et me chauffe de l'eau pour des pâtes (oui ce matin, j'ai décidé que ça serait spaghettis au gruyère et figurez vous que ça passe comme du petit lait :)).

On décolle à 08h00 et après une petite demi-heure de métro, nous arrivons sur l'Avenue des Champs Élysées afin d'assister au départ du SAS Élite. 10h15, c'est à mon tour, le départ est donné, seulement une envie de pipi m'empêche de me lancer. Tant pis, ma puce sera active une fois la ligne de départ franchit, alors autant prendre mon temps.

10h30, décollage (et pour de vrai) ! Me voilà en train de parcourir une des plus belles avenues du monde. Le soleil est présent, l'ambiance est juste magique, bref j'ai des étoiles plein les yeux.

Je passe le 5ième kilomètre en 33'16", prend un morceau de banane au vol et une petite bouteille d'eau.

10ième kilomètre, 1h06'52", j'ai quelques minutes d'avance sur mon temps, on arrive au Château de Vincennes. Au 15ième kilomètre, 1h40'29" ... Je passe le 20ième en 2h14'41", je suis contente de moi, et en profite pour écrire un texto à Loulou. Le souffle est parfait, les jambes sont en pleine forme, bref je profite en espérant que cela dure le plus longtemps possible.

Aux alentours du 24ième kilomètre, j'aperçois Loulou et Émilie (une copine venue encourager son petit-ami) installé sur un quai de Seine. Quelques mètres après, ma cousine et son petit-ami sont également présents, elle m'annonce que ma sœur est juste devant moi. Ils m'accompagnent sur une centaine de mètres, et me laisse continuer avec elle. On discute quelques minutes, demande si tout va bien, et passons le 25ième kilomètre ensemble en 2h52'14". J'ai un petit peu réduit mon allure mais je cours, c'est l'essentiel. On se sépare ensuite, je pars devant ...

Et c'est là que le marathon commence. Mes jambes sont lourdes, j'ai mal derrière la cuisse droite et est forcée d'alterner marche/course. Je peine à me relancer, et je suis en train de comprendre que le fameux mur a souhaité pointer le bout de son nez plus rapidement que prévu. Je passe le 30ième kilomètre en 3h32'05".

Je me force à courir d'un trait ces 5 prochains kilomètres, chose qu'étonnement j'arrive à faire. Je ne lève pas la tête, me concentre sur mon souffle et fixe la ligne verte qui est dessiné le long du parcours.  Je passe donc le 35ième en 4h11'52". Et maintiens mon chrono.

J'aimerais pouvoir faire la même chose pour les prochains kilomètres à parcourir, malheureusement je recommence à alterner marche/course. Je m'énerve contre moi même, me parle à voix haute en me disant que je peux le faire, que je ne suis pas blessée, que mon souffle est bon, mais rien n'y fait. Une fringale survient au même moment. J'ai envie de chips, de sandwich, de tout aliment salé qui puisse se trouver sur mon chemin mais seuls des bananes, oranges et morceaux de sucres sont proposés. Je n'ai guère le choix de faire avec ce qu'il y a .

Je passe le 40ième en 4h57'47", je n'avance plus. Je suis à un peu plus de deux kilomètres de la fin et je n'arrive même pas à me relancer, c'est très frustrant ! Au 41ième, je redémarre et m'interdis de marcher, je suis si prêt du but ...

Ma cousine, son copain sont de nouveau présents, ainsi que Loulou, ça me redonne de l'énergie et c'est à ce moment là que j'aperçois la ligne d'arrivée. Ne me demandez pas comment je fais mais j'arrive à sprinter sur la fin, doublant encore quelques personnes ...


Oui, ça y est, je suis marathonienne en 5h18'40" ! La pression redescend et une joie immense me submerge, je pleure. Je ne pourrais pas vous l'écrire, ni vous l'expliquer mais je suis heureuse, voilà c'est le mot, heureuse ...

Je tiens à remercier toutes les personnes qui étaient là pour nous soutenir aux abords des routes, celles qui étaient là à nous tendre leur main quand on passait devant eux. Je remercie aussi mes amis, familles, collègues, bloggers, qui ont suivit de près ou de loin mon aventure. Et sans oublier les bénévoles qui à chaque course sont là pour nous satisfaire au mieux, un grand merci à tout le monde !

jeudi 24 mars 2016

Mini trail de l'Âne 2016

Deuxième année consécutive que je m'aligne sur le petit format du Trail de Rouffach ; 9km et 250m D+. Et comme l'année dernière, c'est accompagné de mon frère et ma sœur que je m'y rend. J'aurais aimé participer à la course des Grands Crus mais ça sera pour l'année prochaine, dans deux semaines il y a un marathon qui m'attends, qui plus est, est le premier alors on reste raisonnable ^^

Nous arrivons une petite heure avant le départ (comme à notre habitude me diriez-vous), nous récupérons nos dossards, notre lait de soja, et notre bouteille de crémant, oui oui, ici ça sent l'Alsace. On a même droit à un cola alsacien, c'est dire !

La course débute à 10h30 et nous nous plaçons dans le SAS quelques minutes avant le décollage. Le coup de sifflet retentit et nous voilà lancé pour une petite balade d'une heure en plein milieu des vignes, avec un ciel nuageux mais qui se dégagera par la suite.

Ça grimpe assez rapidement mais je maintiens un bon rythme, et je ne marche pas. Les jambes répondent bien, le souffle aussi, bref je profite pleinement du décor tout en restant concentrée sur la course. Ça monte, ça descend, et dans ma tête, c'est le monde des bisounours.
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Vers le 4ième ou 5ième kilomètre (selon mon ressentit, pas de montre), je décide de marcher vu la montée qui se présente face à moi. Je ne regarde pas au loin, mais au sol et j'avance. Je double pas mal de monde et au moment où je lève la tête : mon frère ! Je l'appelle, il se retourne, et est surprit de me voir derrière lui. Une chose est sûre, je ne compte pas le lâcher !

On continue la route ensemble jusqu'au ravito qui se situe aux alentours du 6ième kilomètre (là encore ne vous fiez pas à mes estimations kilométriques). Il me paraît fatigué et m'informe être partit trop vite lors du départ.

Je commence à sentir un point de côté mais ne désire pas m'arrêter, il ne reste plus grand chose à parcourir et on attaque la descente ; on double de nouveau pas mal de personnes. On finit par retrouver la route, il doit rester un petit kilomètre, je commence à allonger ma foulée et à accélérer afin de savoir si je peux lui passer devant mais il suit mes traces.

A quelques mètres de l'arrivée, il décide de sprinter, mais rien n'est encore joué, je m'accroche (dommage que mon appli n'était pas en route, je pense avoir battu mon temps au km). J'ai envie de vomir, mais j'arrive à diminuer l'écart. Malheureusement il passera tout de même l'arche avant moi. Il me distance de 7 secondes.

Je finirai ce trail en 1h06m35s, soit 1 minute et 1 seconde de moins que l'édition précédente. Je suis d'ailleurs assez surprise puisque j'ai eu l'impression de gérer parfaitement ma course, du premier au dernier kilomètre. Je pensais pouvoir gagner pas loin de 5 minutes, il faut croire que j'étais déjà en pleine forme l'année passée. Ma sœur arrivera 13' après moi et elle aussi, battra son temps.

Le lien : http://trail.rouffach-athletisme.org/

mercredi 10 février 2016

Trail des Callunes 2016

Ah nous y voilà ! Le premier trail de la saison ... un mélange de stress et d'impatience aussi. 24km - 650m D+ - en nocturne - de la boue bien grasse - objectif 3h30 - ma sœur - mon frère - un ami de mon frère - et moi (oui quand même ^^).

Il est 16h45 quand nous arrivons sur les lieux de la course, à Ban-de-Sapt pour être exact. Nous retirons nos dossards, et notre cadeau, un joli buff que je mettrai autour de mon cou lors de la course. On découvre seulement le jour J le parcours et me voilà rassurée. J'avais un peu peur de voir défiler des montagnes russes. On se prépare et direction la ligne.

17h45, l'heure du départ a sonné. Je pars tranquillement sur le 1er kilomètre. Quelques accompagnateurs et bénévoles nous encouragent une dernière fois avant de nous voir pénétrer dans la forêt. 

Le deuxième, le troisième kilomètre, ça grimpe. Puis arrive le 4ième, un faux plat montant. Je vois une flèche m'indiquant d'aller à gauche et voit une petite dizaine de coureurs continuer tout droit. J'essaie de les interpeller en vain. Je les suis (là est mon erreur, je sais merci) mais je décide tout de même de ralentir le pas afin d'attendre la personne derrière moi. Elle doute aussi, essaie de siffler les personnes devant mais aucune réaction de leur part. Elle décide donc d'accélerer sa foulée et d'aller à leur rencontre. Ils disent connaître le chemin. Puis en fait non. Demi-tour.

Et là, je me dis intérieurement (c'est possible que vous aussi en me lisant), bordel mais qu'est ce que t'es con, tu peux pas suivre les indications au lieu des gens ?! Oui bon, maintenant que c'est fait, ça va hein !

Bonnement deux kilomètres en plus, me revoilà sur le parcours officiel. Pas loin de trois kilomètres de descente, merci mon Dieu ! De quoi me remettre les idées en place et de me faire croire que je peux rattraper le temps perdu (bah voyons !). Je passe même le 11ième kilomètre en 5'54", ça m'arrive rarement de passer sous les 6' en trail. Cooool.

A partir du 13ième kilomètre, ça regrimpe doucement. J'alterne marche/course. Je pense apercevoir ma sœur devant moi. Bingo, c'est bien elle. Surprise de m'apercevoir derrière, elle ne me reconnait pas immédiatement. On parle quelques minutes puis je repars. 

J'ai faim ! Le ravito est annoncé au kilomètre 14, mais du fait de ma bifurcation, il sera certainement plus aux alentours du 16ième. Je me tâte à manger ma banane et puis non, j'ai envie de voir ce qu'on me propose et s'il y a du chocolat :)

Chevilles sensible, s'abstenir. Que ça glisse ! Je sens mon pied s'enlever de ma chaussure par moment tellement la boue est grasse mais je me plains pas, je préfère ça à de la neige qui aurait pu être présente à cette période de l'année.

Bon finalement le ravito ne se trouvera qu'au 18ième kilomètre, après une montée qui vient de me scier les pattes --" J'aperçois du pain d'épice (je n'aime pas en temps normal mais c'est le deuxième trail où j'en mange, va savoir pourquoi), quelques carrés de chocolats et là, que vois-je ? Des muffins aux amandes <3 J'en mange une fois, deux fois, trois fois, en prend un quatrième pour la route avec en plus trois carrés de chocolats que je prends avec moi. 

Je repars en courant et m'aperçois avoir un petit peu abusé sur les bonnes choses. Je commence à avoir un mal de ventre mais cela ne m'empêche pas de terminer mon quatrième muffin en courant. Le plus surprenant c'est que le kilomètre 19 sera le plus rapide de cette course. Je m'en serais même pas aperçu si mon appli n'était pas là pour me le dire. 

Allez Elo, encore six bons kilomètres et c'est finit. Je vais passer ces derniers seule dans une forêt, en pleine nuit (bon d'accord il est 20h30 passé), que je ne connais pas. En m'imaginant que ferais-je si un sanglier viendrait à débarquer sur mon sentier. - Si j'en vois un, j'éteins ma frontale. - Ou pas, car lui me verrait encore et moi pas. Mmmh, mes idées ne sont plus vraiment claires, passons.

J'arrive au 24ième kilomètre, celui qui aurait dû m'amener sur la ligne d'arrivée mais non. 3h27m46s - Oh p***** j'aurais pu réussir mon objectif ! Bon tant pis, ça te fais une bonne séance longue cette course.

Nouvel objectif, 3h45 pour les derniers kilomètres restant. Y-a-t-il du faux plat montant partout ou c'est moi qui n'avance à rien ? Je vois enfin la route, puis des lumières qui m'indiquent être proche de la civilisation. Les signaleurs me font passer dans un champ, où ça grimpe bien entendu. Ma sœur m'écrit un message du genre "t'es où ?" qui veut certainement dire "t'es pas morte ?" (pour la petite info, elle faisait le 17km, donc oui je l'ai doublé mais oui elle est quand même arrivée avant moi). 

J'arrive, j'arrive, j'arrive ! Enfin ! Ligne d'arrivée franchit en 3h49m55s. Et ben ! Je retrouve ma sœur, mon frère, Kevin, qui m'attendent sagement.

Un petit peu déçue de m'être perdue mais finalement je relativise en me disant que ça m'aura fait une belle sortie. Et puis, ça m'apprendra à ne pas me faire confiance et suivre bêtement les autres coureurs ... Quant à l'organisation, je suis satisfaite dans l'ensemble et les nanas du ravito étaient excellentes, ça m'a redonné la pêche en repartant.

Le lien : http://traildescallunes.canalblog.com/

mardi 29 décembre 2015

La 14-18 2015

Bon ok, cette course elle était pas prévue. Vous n'auriez pas dû me lire avant février prochain mais bon quand on aime, on ne compte pas comme on dit ...

Première édition au départ de Remiremont, là où je réside. 8km et 300m de dénivelé, parfait pour les lendemains de fête puisque cette course a lieu ce samedi 26 décembre 2015. Des feux d'artifices prévus, un passage au Fort du Parmont avec des jeux de sons et lumières, de la soupe de Poilus, bref ça promet d'être fun.

Il est 19h20, les feux d'artifices illuminent le ciel et c'est accompagnée de ma soeur et mon frère que j'entre dans le SAS de départ. A 19h25, le coup de canon retentit, let's go !

Je perds de suite ma tribu de vue, et j'essaie d'accélérer aussitôt afin de ne pas être trop embêtée au moment de l'ascension au Fort. On quitte vite la route pour se perdre dans la forêt à la lueur des frontales. Tous en file indienne, on gravit le plus dur de la course.


Nous sommes vite au sommet ! J'en profite pour accélérer. Nous entrons dans le Fort, et là, c'est vraiment le + de cette course. Une ambiance de guerre tout au long de la traversée, une vue panoramique sur Remiremont la nuit, bref splendide ! Je m'arrête un instant pour prendre une photo.

Je passe le troisième kilomètre en 5'45" ça va vite et mes jambes répondent bien. Je pète la forme (et c'est pas l'alimentation des derniers jours qui y contribue ^^).

Je passe devant le deuxième ravito avec la soupe de poilus mais je ne m'y arrêterai pas.

Nous arrivons au 6ème kilomètre, au parcours de santé, ça grimpe de nouveau mais plus légèrement. Ma vitesse a quelque peu diminué mais je m'accroche, je sais qu'il me reste deux petits kilomètres avant de franchir la ligne d'arrivée.


Oulala, on sent qu'il est plus de 20h00 et que je n'ai toujours pas mangé (ni goûté d'ailleurs). J'ai quelques baisses de tension par moment mais j'arrive à passer outre.

Ah nous y voilà ! Nous quittons la forêt pour entrer de nouveau dans la ville, ça descend. J'allonge ma foulée et me dirige droit vers l'arrivée que je franchirai en 1h08'05".

Je suis assez fière de ma course, qui signe la reprise pour la saison 2016. Mon frère a finit en moins d'une heure, 59'27" pour être précise et ma soeur dix minutes après moi.

lundi 30 novembre 2015

Trail des Brosses 2015

La saison s'achève par le Trail des Brosses, tout comme l'année dernière ; sauf que cette année, c'est sur le 22km que je prendrai le départ ...

Dimanche 15 novembre, je me rend seule à Chantraine afin de clôturer ma première saison à parcourir toutes sortes de sentiers. C'est nuageux mais le soleil ne devrait pas tarder à faire son apparition. Je l'espère car il y a énormément de vent, et ça caille (bon ok nous sommes en novembre).

J'arrive plus tôt, comme toujours. Regarde le départ du 35km qui part une heure avant le mien. Une minute de silence sera faite à chaque début de course pour ces tragiques événements qui se sont déroulés deux jours auparavant.

10h00, mon départ. Étant seule depuis mon arrivée, j'ai eu le temps de me mettre dans ma bulle. Un soutien à Stéphane Hairaye, organisateur de l'Infernal Trail est annoncé ainsi que la minute de silence. Nous partons dans un silence casi total. 

Premier kilomètre, première montée. Pas trop vite, pas trop lente, je suis dans mon rythme. Je ne lève pas la tête, un pas après l'autre, j'avance, concentrée comme jamais. La veille, je n'avais pas énormément de motivation, aujourd'hui est un autre jour, tout se passe bien.

Un ou deux petits bouchons au début, mais rien de bien méchant. On arrive vite au premier ravitaillement qui se situe vers le 7ième kilomètre si je ne m'abuse. Je bois deux verres d'eau, et grignote des petits morceaux d'emmental qui sont disposés sur la table. Deux petites minutes et me voilà repartit.

Je ne veux pas regarder mon portable pour éviter de voir les kilomètres défiler, ni même savoir mon temps, je n'en ai pas envie et j'ai l'impression de bien gérer ma course.

Un petit kilomètre après avoir passé le ravito, mon genou me fait atrocement mal ! Je m'arrête quelques secondes, repart, m'arrête de nouveau, repart, et là c'est la crise d'asthme où du moins ce que je pensais. Après coup, ça devait être une petite crise d'angoisse à l'idée de m'être blessée ou de devoir abandonner. J'essaie de contrôler mon souffle, ça marche et j'essaie de repartir. La douleur est toujours présente dans le genou mais j'arrive à passer outre.

Je n'ai pas le choix d'être plus prudente.

Les montées me paraissent raides, quant aux descentes, n'en parlons pas. Avec un genou en vrac, c'est un vrai supplice. Là ou je pourrais gagner du temps, j'en perds.

J'échange souvent ma place avec un couple, parfois je le double mais il finit souvent devant moi. Une autre nana qui a assortit ces socquettes à sa tenue se retrouve aussi souvent dans mon champ de vision. Il y a aussi un monsieur fort sympathique qui décide de me taper la causette. Il m'explique quelques anecdotes de course à pied et va bien rester cinq bons kilomètres à mes côtés.

Deuxième ravito, houra, j'ai la dalle. Bon je voulais des chips, il y a pas de chips du coup je mange de la banane (aucun rapport, on est d'accord). Je bois un verre de coca, sort deux trois blagues au bénévole qui s'occupe de moi et repart.

Deux kilomètres après le ravito, je commence à sortir le chrono. 16ième kilomètre validé. Un petit coup de mou, la douleur qui réapparait mais on se laisse pas aller et on se fait violence.

La nana aux socquettes était passé derrière moi et me double telle une fusée, je ne la reverrai plus.

Il ne reste plus que six, cinq, quatre kilomètre. Des coureurs du 35km sont devant et derrière moi, et je m’aperçois que c'est dur pour tout le monde ; on se motive !

A deux kilomètres de la fin, je rattrape le couple qui était repassé devant moi. On se dit deux trois mots et continuons ensemble.

Dernière montée avant l'arrivée, je décide de passer devant et franchit la ligne d'arrivée. Quelques secondes nous sépare, la nana me tape dans la main, que du bonheur !


J'aurai mis 3h27min30s pour venir à bout de ce trail. Place maintenant au repos annuel, même si je vous cache pas qu'en décembre quelques courses nature me font déjà de l’œil ...

Je reviendrai vers vous le mois prochain, vous faire part de mes projets de 2016. En attendant, bonne continuation et à bientôt ;)

Le lien : http://mazar3.wix.com/traildesbrosses

vendredi 23 octobre 2015

Trail des Lumières 2015

Direction Villers-lès-Nancy pour la 11ième édition du Trail des Lumières, mon premier trail nocturne. Jérémy et moi sommes inscrits sur le 20, Kevin (un bon ami à mon frère) sur le 32, qui décolle d'ailleurs une demi heure avant nous.


Hors mis le froid glaciale, nous sommes confiants ! Le dénivelé n'a rien d'impressionnant et c'est un parcours roulant. On se sépare dès le début et je décide de prendre une personne pour lièvre mais malheureusement, un fois ça sera trop rapide, une autre fois trop lent pour finalement s'envoler et me laisser derrière ^^

Le début de course laisse à désirer, je n'ai pas encore passé le cinquième kilomètre que mes mollets tirent déjà. Cependant je prend sur moi et me dit que ça va bien finir par passer ... Et niveau chrono, jusque là, tout vas bien.

Je passe le 10ième kilomètre en 1h14min47s, cool, j'ai 13 secondes d'avance sur mon temps. C'est le moment d'allumer ma frontale, la nuit a déjà commencé à tomber et on y voit plus grand chose. Ça glisse d'ailleurs, énormément ! Une boue qui colle aux semelles des chaussures, surtout Élodie ne tombe pas !!!

Il reste une moitié à faire mais je ne suis pas dedans. J'ai toujours mal aux mollets, mon morale n'est pas au beau fixe, je n'y arrive pas, je m'énerve mais il est hors de question d'abandonner. J'alterne marche et course tout en me disant que moins je cours, plus ça prendra du temps ; alors si j'ai envie de voir la ligne d'arrivée un jour, faut que je me bouge.

Le kilomètre avant le ravito est interminable, une longue ligne droite où l'on aperçoit au loin quelques lumières. Je ne lâche rien et une fois arrivée, mange un morceau de banane et quelques barres de chocolat. Je repars assez rapidement pour ne pas perdre trop de temps.

Les prochains kilomètres se passent un petit peu mieux, enfin jusqu'au 16ième en fait. Je remarque deux nanas de Trail entre Elles, Fanny et Karine si je me souviens bien, on se fait un coucou. Leur rythme me permet pas de les suivre, c'est ici qu'on s'est vu, ici qu'on se quitte, lol. Des coureurs du 32 rejoignent le parcours.

J'en ai marre, mais à un point ! Je soupire, me parle à voix haute pour essayer de me trouver un brin de motivation mais rien n'y fais. C'est d'ailleurs, à ce moment là que je me rend compte ne prendre aucun plaisir depuis le début de course, vivement la fin !

Deux coureurs du 32 me doublent, et là je reconnais Kevin. J'aurai eu le temps de l'apercevoir quelques secondes car sa foulée n'est pas la mienne, bref.

19ième, allez Élodie, court bordel, plus qu'un kilomètre (ah la blague, il y a plus de 21km en fait). Je décide de ne plus rien lâcher et de ne plus marcher, surtout pas. Coup de bol, ça descend tout le long, ouf, j'ai enfin l'impression d'avancer ...

Je quitte les sous bois, entre dans un parc, en ressort et ça y est, j’entends du monde, reconnait l'endroit et me voilà arrivée ! Je comptais mettre 2h30 mais la deuxième partie du parcours ne m'a pas réussit. Je franchis la ligne au bout de 2h49min33s. Déçue mais je ne peux m'en prendre qu'à moi et mes mollets.

Mon frère est arrivé 12 minutes avant moi, ce qui me rassure en fait (t'en qu'il me met pas 20 minutes, je suis contente) :p Mais lui aussi a bien eu du mal. Quant à Kevin, bah ouais, lui c'est pas de notre famille et ça se voit, 48ième au SCRATCH et 1er de sa catégorie. Bravo à lui.

Remerciement à l'organisation car pour un trail nocturne, le balisage était impeccable !

Le lien : http://www.courirsurdeslegendes.fr/evenements/trail-des-lumieres/