Translate

mardi 6 octobre 2015

Octobre Rose 2015

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la gente féminine, 50 000 nouveaux cas apparaissent chaque année mais 1 femme sur 3 ne se dépiste pas. Octobre Rose a pour objectif d'inciter les femmes à participer au programme national de dépistage. 

Et en ce dimanche 4 octobre, à Nancy, c'est nous les acteurs de ce programme !

Une journée ensoleillée, entre filles, vêtues de rose, dans la joie et la bonne humeur ... et 7 000 participants : un record !

Retour sur cette journée ...

Tee shirt : OK - Dossard : OK - Copines : OK 
Allez on est prête pour notre sortie sportive dominicale !  


C'est pas comme si on arrivait à 3 minutes seulement du coup d'envoi ...

Une fois le départ donné, on ne peut que marcher, la foule est trop importante pour pouvoir se faire une place. Après quelques mètres, ça y est, on s'élance ! 

On essaie de ne pas se perdre de vue, on double, trouve notre rythme et on s'éclate. Il y a du monde présent sur chaque côté de rues, là pour nous encourager.

On court plutôt bien, en file indienne, Sophie ouvre le chemin pendant la moitié du parcours puis c'est à mon tour. J'essaie de me retourner régulièrement pour ne pas nous distancer. 

Malheureusement, je les perds pendant un petit kilomètre, je ralentis et les aperçois de nouveau. Demi-tour, je viens les motiver, et c'est déjà bientôt la fin.

Je me sépare en fin de parcours, essayer de gagner quelques secondes en faisant un "sprint". Je pense à mon frère qui me dit toujours d'allonger ma foulée, ce que je fais et telle une gazelle je franchis la ligne d'arrivée. 

Mes compères arriveront quelques secondes derrière moi, main dans la main. 


Après tout cet effort, place au réconfort !

Pas de classement, pas de chrono "officiel". Du coup, on fait nos propres statistiques et on se positionnent dans les 700 premiers (oui oui, nous on fait ce qu'on veut) !

Merci aux nanas pour cette excellente journée !
Et merci aux organisateurs pour cette belle initiative, l'année prochaine on sera encore là !

jeudi 17 septembre 2015

L'infernal 30 2015

Objectif de l'année : Me lancer sur un trail court : 34km - 1000m D+


Nous sommes le dimanche 13 septembre 2015, il est 7h15 quand mon réveil se met à retentir. Je me lève, petit déjeune mon gatosport, me prépare et direction de Saint-Nabord, le stade des Perrey. La course est à 9h30 mais comme à mon habitude, j'arrive facilement une heure avant le départ. J'ai récupéré mon dossard la veille donc j'évite déjà les bouchons du matin. Un combat vient de commencer, celui contre mon stress ! Mon fan-club commence à me rejoindre et vient l'heure du départ ...

J'entre dans le SAS qui est déjà bien rempli. Je cherche ma copine Françoise du Nord que je retrouve en début de peloton, lui fait un coucou et repart à ma place (un peu plus au fond, bah oui je suis pas une athlète professionnelle non plus ^^). 5 minutes avant le départ, lancement d'une musique qui annonce la fin du monde, et là je me dis "ça y est, te voilà au départ du 30km de l'Infernal, tu l'avais envisagé il y a deux ans, quand tu as commencé la course à pied", bref. J'enlève ma veste rapidement pour la donner à un membre de ma famille car il vient de cesser de pleuvoir quelques minutes avant le coup d'envoi.

9h30, c'est partit ! Je me concentre sur mon allure, en espérant ne pas partir trop vite. Je parcours deux kilomètres sur route avant d'entrer dans les bois, ça permet d'échauffer nos jambes. Premier arrêt, ça bouchonne, ça monte aussi. Je connais les 6 premiers kilomètres du parcours, ainsi que les 6 derniers, ce sont le tracé du 12km. 

J'arrive rapidement au troisième kilomètre, Soso, une amie, est présente. Il y a également des spectateurs qui sont là à nous encourager. Je n'en doutais pas étant bénévole depuis le vendredi soir, c'est une ambiance de folie ! Le quatrième kilomètre descend tout le long, j’accélère, et choppe un point de côté comme souvent en descente, je le garderai jusqu'au kilomètre 12.

6ième kilomètre, première grosse ascension : Montiroche ! Je commence à la connaître, c'est ici que je m'entraine régulièrement.  Je remarque aussi être à mon allure des petites courses que je fais habituellement, je décide, après ça, de ralentir afin de ne pas me fatiguer sur la première partie.

Les quatre kilomètres qui suivent sont roulants, j'avance à un rythme qui me correspond. J'arrive bientôt au premier ravitaillement, mais avant ça quelques dizaines de minutes de montées et une amie, Anne, est là pour m'encourager, que ça fait du bien ses applaudissements ... Une fois passée cette portion, place au ravito ! Je m'arrête cinq petites minutes mais cinq minutes quand même. Je prend le temps de parler avec ma famille, et mon chéri, qui pour la première fois est présent à un trail, que du bonheur.

J'utilise un gel liquide et je bois deux verres d'eau mais c'est pas le tout de papoter, faut y aller ! Je commence à sentir que mes mollets deviennent raides, quoi ? Déjà ? Il reste 20 kilomètres ma cocotte alors va falloir prendre sur toi !


14ième kilomètre, une deuxième grosse ascension. Une nana qui est à côté de moi me demande si je suis Élodie du groupe Facebook Trail entre Elles, je lui répond que oui et elle se présente. Elle s'appelle Alex et on devait courir ensemble le week-end dernier mais elle avait dû annuler. Quelle coïncidence ! On papote pendant quelques minutes, elle me double à certains endroits, je fais de même à d'autres moments.

De nouveau des portions roulantes sur les 5 prochains kilomètres, un peu de dénivelé par la suite mais ça reste correcte. On croise (avec mon binôme Alex) un concurrent du 160km, il ne va pas très bien. On lui propose à manger, l'aide à se relever et c'est repartit pour lui mais avec beaucoup de mal.

Me voilà au 22ième kilomètre, une troisième montée, courte mais très raide. J'aperçois Coco, une ancienne collègue qui est là à encourager les coureurs et je la remercie car j'ai pu l'apercevoir bon nombre de fois sur le parcours. Il reste deux kilomètres avant le deuxième ravitaillement. Je commence à voir Alex s'enfuir, elle est en pleine forme, et je commence à peiner. J'essaie de m'accrocher à elle en vain. J'alterne marche et course jusqu'au kilomètre 24.

Là, encore ma famille et mon chéri. Je prend le temps de me ravitailler, ils voient bien qu'à ce moment, je fatigue mais surtout j'ai faim ! Je prends des chips, plusieurs fois de suite. Un gel, de l'eau et go ! Une petite voix intérieure me dit "Allez Élodie, plus que dix kilomètres".

Je repars avant Alex du ravito, mais elle me rattrape rapidement. Elle va bien pendant quelques kilomètres puis commence à fatiguer, c'est à ce moment là qu'on décide de terminer la course ensemble. On arrive dans la dernière portion, celle que je connais. Il reste deux montées et ça descend tout le long ensuite.

On s'entraide, on se motive à deux, on double des concurrents, du 160, du 72, on les encouragent. Nous venons de passer la barre des 30 kilomètres, on se félicite mais il reste encore pas loin de 4 kilomètres avant de franchir la ligne d'arrivée (ce qui fout les boules c'est d'entendre le speaker de si loin --").

Le plus gros est derrière nous, place à la descente maintenant ! Je comptais rattraper quelques minutes sur ce dernier passage mais malheureusement les jambes souffrent. On décide de ne plus marcher, on court mais à une vitesse moins rapide qu'à mon habitude. Je motive Alex qui est derrière moi, elle suit.

Nous voilà sorti des bois, il reste quelques centaines de mètres, on commence à croiser des spectateurs ainsi que des visages familiers ; la famille, les amis, ... Mon frère est là, pour faire les derniers mètres ensemble. Il nous parle, nous motive mais surtout il ne veut pas que l'on marche ...


Après 5 heures 18 minutes et 16 secondes, nous voilà finisher du 30 kilomètre (33km900 pour être exact) de l'Infernal Trail des Vosges. Ce fût mon premier trail court, mon premier gros challenge et pour Alex aussi, ce qui rend notre arrivée encore plus belle. Je lui prend la main, on se fait photographier et nous voilà encerclés par nos proches.

Merci à mes amis d'avoir été présents, à ma famille, aux bénévoles, aux spectateurs pour vos encouragements. Un grand merci à mon chéri qui a voulu me faire plaisir en étant présent mais surtout merci à Alex, qui m'a bien aidé, être deux, c'est une force en plus. Ce fût dur, plus dur que ce que je pensais mais je suis fière d'y être parvenue.

Le lien : http://www.linfernaltrail.com/

mardi 25 août 2015

Mini-trail des Crêtes Vosgiennes 2015

Nous y sommes, la dernière course avant mon objectif annuel ... C'est passé vite, trop vite ! 

Dimanche 23 août, c'est accompagné de mon frère Jérémy que nous prenons le départ pour le mini Trail des Crêtes Vosgiennes (13km) situé dans le Massif vosgien. Je me suis bien informée sur la course et on m'a vivement conseillé de faire attention au terrain, très technique ; nombreux sont ceux qui y laissent leurs chevilles.

Nous nous rendons en bus au départ puisque le parcours ne fait pas une boucle mais commence d'un point A pour finir au point B. Une fois sur place, nous récupérons nos dossards, et allons de suite voir ou commence cette course et là surprise ... le départ se déroule le long de la station de ski du col de la Schlucht, en montée !

Le signal retentit, go ! Je fais mine de courir 10m et puis je marche, ça sert à rien de me fatiguer dès le départ, surtout avec cette côte. Mon frère et moi nous séparons une fois arrivés au sommet, chacun son rythme.

Au bout d'un kilomètre parcouru, ça descend, je m'aperçois aller plus vite que d'habitude, j'ai chaud mais je n'ai pas envie de ralentir, je continue ... On entre dans les bois et on en ressort peu de temps après pour atterrir face à une montée avec ses nombreux cailloux. Je marche, j'essaie de garder une allure soutenue et j'aperçois mon frère quelques mètres au dessus de moi.

Les prochains kilomètres jusqu'au ravitaillement, qui se trouve au kilomètre 6 (si je me souviens bien) se passent sans encombre, j'avance bien, je vais bien, tout va bien, rien à signaler jusqu'au moment où ... sur un passage assez roulant et descendant, j'ai voulu gagner un peu de temps, j'y suis allée à fond les ballons et bah non, ça ne l'a pas fait. Je suis tombée la jambe gauche tendue à l'avant et le genou droit au sol, égratigné. Une dame m'a demandé si ça allait, j'ai dis oui mais c'était bof bof. Ma jambe gauche s'est bien étiré et c'était pas agréable quant à mon genou droit, il est en sang. Bref tant pis, go go go !

Je retrouve mon frère au ravito qui s'est tordu la cheville sur un caillou mais souhaite continuer avec moi malgré que je vois bien qu'il a mal. Je l'embarque et continuons ensemble.

Les kilomètres que l'on parcourt ensemble sont de loin, les plus beaux. Un paysage sublime s'offre à nous, pas le choix, comme nombre de coureurs, je me dois de m'arrêter pour immortaliser le moment. Nous apercevons d'ailleurs un deuxième ravito, nous buvons un peu d'eau et nous repartons assez rapidement.

Je suis devant mon frère, il me suit, je pense avoir un bon rythme, je me sens en forme. Et là, énième drame, j'entends mon frère hurler derrière moi, je me retourne, il est à terre, se tenant la cheville. Il vient de mettre le pied dans une crevasse. Je l'aide à se relever, lui demande si ça va aller, il a l'envie de continuer donc c'est repartit.


Au bout de quelques mètres, nous n'avons plus le même rythme, je décide de terminer en le laissant derrière moi puisqu'il reste 2 kilomètres et c'est le moment où jamais, de passer devant au classement (ça s'appelle une opportunité, lol).

Je double pas mal de personnes sur ces derniers kilomètres, je pète la forme à ce moment là et puis ça descend, ça aide ^^ Dernière ligne droite, j'aperçois la ligne d'arrivée, une dernière montrée à gravir et on y est ! J'aurai battu mon temps au km :D

Je finis cette course en 1h54min12s, et 32 personnes me sépareront de mon frère qui finit en 1h57min57s. 

J'ai très rarement été déçue des courses auxquelles j'ai participé et celle ci est de loin la meilleure pour les personnes qui souhaitent découvrir les Vosges, vraiment !

jeudi 30 juillet 2015

Montée de Sérichamp 2015

Comme son nom l'indique, c'est un parcours qui grimpe et grimpe encore ; avec un dénivelé positif de 660m et 170m seulement de dénivelé négatif sur un peu moins de 15km.

Comme sur bon nombre de courses, mon frère et ma sœur y participent aussi. On arrive pas loin d'une heure et demi avant, on va récupérer nos dossards, et le cadeau, un joli buff (avec du rose en plus :)). On se pose, histoire de bien se réveiller car c'est pas toujours évident de se lever à 6h et de se coltiner une heure et demi de route pour ensuite courir deux heures de temps (c'est à ce moment là qu'on a plutôt intérêt d'en avoir envie, lol).

 
10h00, coup d'envoi ! J'ai du mal à me mettre dans ma bulle de suite à cause de mon frère qui me fait rire 200m après le départ. Une fois passé devant moi, je me retrouve seule. Les deux premiers kilomètres sont plats, j'essaie de tenir un bon rythme car je sais que les montées sont proches et que je risque de perdre pas mal de temps.

Au troisième kilomètre, première ascension. Je vois mon frère au loin qui ralentit jusqu'à ce que j'arrive à son niveau. Il me dit avoir les jambes lourdes suite au 90km de vélo qu'il a parcouru quelques jours avant. On décide de faire la course ensemble, une première !

4ième, 5ième, 6ième kilomètre, que du D+ plus ou moins conséquent. Et nous voilà au premier ravitaillement. J'essaie un gel liquide Energix d'Overstims afin de savoir si ça me convient pour mon 30km en septembre. Verdict, niquel, tout le monde n'aime pas à ce que j'ai cru entendre.

Au septième, ça monte encore mais c'est plus soft. Je m'impressionne tout de même, c'est la première fois que j'arrive à tenir en courant une montée d'un km (c'est bon de se sentir progresser). Je pense que le fait que mon frère soit à mes côtés m'aide beaucoup.

De la descente, yessss ! On récupère et ça fait du bien. Ça sera malheureusement une des rares de la course.

Au kilomètre neuf, nous nous retrouvons sur un petit sentier avec un sacré ravin à notre gauche. Je me prend sans cesse les pieds dans les racines et cailloux dépassant du sol jusqu'au moment ou vient la chute. Plus de peur que de mal, je me relève et en avant Guingamp !

Pensant avoir fait le plus dur, nous voilà face à face avec une montée affreuse vu d'en bas. Petit sentier, fort pourcentage de dénivelé, je laisse passer mon frère devant moi afin de suivre ses pas. Ça commence à être difficile. Fort heureusement, quelques minutes après nous retrouvons le deuxième ravitaillement. Les bénévoles nous informent que nous sommes bientôt arrivés, qu'il reste une légère descente et du plat ensuite.

En effet, une fois passé le ravito, ça descend un petit peu, et comme la première, ça fait un bien fou. On sort de la forêt pour arriver dans un champ, je retrouve ma sœur qui nous attends (abandon au kilomètre 11). Je comptais demander à mon frère de me laisser passer devant pour me vanter d'être devant lui au classement mais c'était sans compter sur son esprit compétiteur. Au moment de voir la ligne d'arrivée, il m'a laissé, là, et a finit 30" avant moi. 

2h06min56, voilà mon temps. Je voulais faire mieux mais j'ai donné le meilleur de moi-même. Ce fut une course très difficile, avec pas mal de passages techniques. Je la conseille pour les amoureux de courses de montagne.

Un merci aux bénévoles, et à la bière offerte en fin course qui nous a fait le plus grand bien.

Le lien : http://www.montee-de-serichamp.fr/

mercredi 24 juin 2015

La Courrue 2015

21 juin, jour de la fête de la musique mais pas que ... Accompagnée de ma sœur et mon frère, nous prenons la direction de Gérardmer afin de participer à l'une des nombreuses courses du Trail de la Vallée des Lacs. Nous avons jetés notre dévolu sur la course de 13 km "La Courrue" et ses 500m de dénivelé positif.

10h00, c'est le départ. Il pleut et on m'avait déjà annoncé la veille que le parcours était pas facile et boueux. Je commence mon premier kilomètre assez rapidement, j'en profite le temps d'être sur du bitume. On le quitte ensuite pour la station de ski, c'est le bouchon et nous voilà tous en file indienne.

Du deuxième kilomètre au cinquième, ça grimpe ! J'alterne marche et course ; la première partie est raide mais j'aurai l'occasion de me rattraper après le ravito. Des supporters sont là, ils nous encouragent et je reconnais le monsieur dont je vous avais parlé dans mon dernier récit, qui motivait sa femme et qui par la même occasion me motivait moi aussi. Décidément le monde est petit.

Sixième kilomètre, on accélère avant de re:crapahuter au septième. On peut dire qu'avec la boue et la grimpette, ça fait chauffer les mollets !

J'arrive au ravitaillement, et je suis surprise du peu de choix que l'on nous offre. Un verre d'eau et un petit sucre, léger ... Mais les bénévoles sont souriants et ça fait du bien quand même. Je ne perd, du coup, que très peu de temps et je repars aussitôt.

On attaque la descente ! Je quitte mon peloton, bien décidé à regagner le temps que j'ai perdu. Je me rends compte que ça sera un peu plus difficile que prévu. Avec la boue, ça glisse, mes chevilles tordent dans tous les sens mais j'arrive toujours à me remettre sur pied. Je double une bonne dizaine de personnes, ça me fait un bien fou malgré la fatigue qui commence à me guetter.

A deux/trois kilomètres de l'arrivée, alors que je ne m'y attendais pas, une montée qui me casse le moral ! C'est dur, mais j'ai pas le choix que d'aller au combat. Mains sur les cuisses et hop on attaque !

Maintenant, c'est la bonne, les deux kilomètres restants, ça descend tout le long. Je vais vite (où je crois le faire, lol) et me fait un point de côté mais c'est pas grave, il passera l'arrivée avec moi. 1h59m10s, satisfaite mais la progression est faible, il est temps de me surprendre un peu plus. Mon frère est arrivé 8 minutes avant moi, je diminue l'écart et ma sœur 17 minutes, elle fait de même.


Le Lien : http://trailvalleedeslacs.com/